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D'où viennent les virus ?

On vous fait un topo sur les virus : leur origine, leurs formes et, surtout, comment s’en prémunir.

Le virus informatique, c’est un peu comme la grippe hivernale : on pense que ça n’arrive qu’aux autres, on oublie de se faire vacciner, on baisse sa garde... Et PAF ! Infection. Mais perdre le précieux contenu de son ordinateur est souvent plus grave que rester au lit quelques jours.

Pour ne pas voir s’envoler les infos de son disque dur, ni dépenser son temps (et argent) à nettoyer sa bécane, Konbini et Google vous font un topo sur les virus : leur origine, leurs formes et, surtout, comment s’en prémunir.

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De la blague de geek, au vilain malware

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« Je suis une plante grimpante, attrape-moi si tu peux ! » (I am the Creeper, catch me if you can !, en VO »). C’est le message affiché par le tout premier virus de l’histoire de l’informatique. Apparu en 1971 sur ARPANET, l’ancêtre d’internet, le programme se contentait de sauter d’un système à l’autre, sans se dupliquer. À l’époque, il ne porte pas encore le nom de « virus informatique » - le terme ne viendra qu’à partir de 1984.

Mais rapidement, ces inoffensives blagues entre informaticiens prennent un tour inquiétant. En 1974, le virus « Rabbit », baptisé ainsi en raison de sa reproduction extrêmement rapide, bloque tout le système d’exploitation. La première épidémie à l’échelle mondiale date de 1986, incitant IBM à mettre au point, deux ans plus tard, leur tout premier logiciel antivirus.

© Getty Images

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Il est loin le temps où les virus se transmettaient au moyen d’une disquette. Internet a permis leur prolifération. De 18 en 1989, ils passent à 17 000 en 1998 et seraient actuellement plus de 200 millions : du plus inoffensif, qui affiche une photo débile sur votre écran, au plus brutal, qui crash votre ordi.

Le plus célèbre d’entre eux est certainement « I Love You », survenu en mai 2000. Les utilisateurs recevaient un mail avec pour objet « I Love You ». Si on ouvrait la pièce jointe, l’ensemble des fichiers était détruit. La plupart des utilisateurs d’internet n’avaient pas la même prudence, ni l’expérience que vous qui lisez ces lignes. Résultat des courses : 10% des ordinateurs du monde entier affecté, causant 10 milliards de dollars de dommages !

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Aujourd’hui, plutôt que de « virus », mieux vaut parler de malware (logiciel « malveillant »), un terme englobant tous types de programme susceptible de nuire à votre ordi/téléphone/tablette. Il en existe de toutes sortes : du cheval de Troie, en passant par la fenêtre pop-up intempestive, le voleur de mot de passe, le rançongiciel, qui vous restitue vos données contre de l’argent, ou le programme réorientant votre navigateur vers un site spécifique.

Les bonnes pratiques pour Surfer safe

Heureusement, vous n’êtes pas démunis dans cette bataille. Pour commencer, sauvegardez vos données les plus importantes sur le Cloud, comme on vous le conseillait déjà ici. Vérifiez que votre Firewall (Pare-Feu) et le Proxy (intermédiaire entre les ordinateurs d'un réseau privé et Internet), soient bien activés car ce sont les premières couches de protection. De nombreux tutos en ligne vous expliquent comment faire.

Installez aussi les mises à jour récentes pour ne pas offrir aux pirates vos données bancaires sur un plateau en argent, utilisez des mots de passe complexes (chiffres, lettres, majuscules et minuscules) et différents d’un compte à l’autre.

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Naturellement, ne cliquez en aucun cas sur les pièces-jointes, ni les liens internet, reçus par mail ou SMS de personnes inconnues N’ouvrez jamais les fichiers d’extension se terminant par .vbs, .shs ou .jbs : ils sont souvent utilisés pour véroler votre ordi.

Enfin, la base : munissez-vous d’un antivirus costaud, il en existe des gratuits et des payants offrant une sécurité plus avancée.

Sur les ordinateurs Chromebooks, l’antivirus est déjà installé : grâce au système Sandbox, chaque site internet douteux ou programme vérolé est isolé dans un « bac à sable ». Et ce, afin d’empêcher toute contamination. Si un malware réussit tout de même à s’installer, il sera dégagé au prochain démarrage du Chromebook. Un processus de vérification compare votre système d’exploitation à une version précédente. Si quelque chose cloche, celui-ci est automatiquement réparé avant son lancement. Votre seul « boulot » sera d’effectuer les mises à jour de l’OS. Vous avez donc (presque) rien à faire. 

Quant à la véritable grippe, pensez au vaccin. Ça vous évitera de passer 3 jours sous la couette avec 39°C de fièvre.

 

Par Chromebook, publié le 25/10/2019

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