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100 000 euros pour gagner ? Diablo Immortal relance la polémique des microtransactions

Publié le

par Pierre Bazin

Le dernier free-to-play de Blizzard a reçu 0,5 sur 10 sur Metacritic.

100 000 euros pour gagner ? Diablo Immortal relance la polémique des microtransactions

Sorti il y a moins d’une semaine sur iOS et Android, le jeu mobile Diablo Immortal accumule déjà les critiques des joueurs. Ce free-to-play de Blizzard vous permet de vous replonger dans l’ambiance de Diablo en toute gratuité pour faire des campagnes solo ou du PvP. Sur le papier, le jeu est très généreux en vous proposant six classes jouables, tout un bestiaire d’ennemis enrichis et même un vrai scénario.

Pas mal pour un jeu gratuit… jusqu’à un certain point. En effet, dans le jeu, il est possible d’acheter, en euros sonnants et trébuchants, divers avantages pour améliorer son personnage. En ce qui concerne la campagne solo, elle est tout à fait faisable gratuitement, mais c’est plus délicat pour le reste.

Une fois arrivé au niveau maximum et pour optimiser son PvP, vous devrez vous procurer des gemmes. Ces dernières ne sont quasi exclusivement obtenables qu’en faisant chauffer la carte bleue, via les microtransactions intégrées à Diablo Immortal. La probabilité de les trouver gratuitement est, elle, ridiculement faible – certains disent même que c’est impossible.

La chaîne YouTube Bellular News a ainsi calculé qu’il faudrait débourser plus de 110 000 dollars (un peu de plus de 100 000 euros) pour "maxer", soit optimiser, son personnage et lui faire atteindre son plein potentiel.

Les microtransactions sont présentes depuis maintenant un certain temps dans les jeux mobiles free-to-play, mais lorsqu’elles sont trop abusives, les joueurs montent au créneau. Sur Metacritic, la note des utilisateurs est de 0,5 sur 10 à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Les microtransactions pour obtenir ces fameuses gemmes intègrent, en plus, une part d’aléatoire : les fameuses "loot boxes". De fait, la présence de cette fonctionnalité a empêché la sortie du jeu aux Pays-Bas et en Belgique, deux pays qui interdisent cette pratique, l’apparentant à un jeu de hasard.


Pour nous écrire : hellokonbinitechno@konbini.com

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