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100 millions de PS4 condamnées par l’obsolescence programmée ?

Publié le

par Pierre Bazin

À la barre : la batterie de l’horloge interne de la console.

Les PlayStation 4 sont-elles condamnées par l’inexorable avancée du temps ? C’est en tout cas ce que semble avancer le célèbre hacker Lance McDonald sur Twitter. Répondant à l’inquiétude d’un utilisateur sur un message d’erreur apparu sur sa console, Lance a expliqué qu’une panne totale, empêchant de jouer à n’importe quel jeu, pouvait survenir sur n’importe quelle console de Sony.

La fautive ? L’horloge interne située dans la machine. En effet, cette technologie permet d’assurer la présence de la PS4 dans le temps et n’a rien à voir avec l’heure affichée par votre console. Comme le rappelle Lance McDonald, l’horloge interne est notamment utilisée par les systèmes de "trophées" de la PS4 afin d’éviter toute triche, manipulation ou encore anti-datage de ses succès dans les jeux.

Le problème n’est pas tant que les trophées ne soient plus accessibles, mais que les jeux ne puissent tout simplement plus être joués si l’horloge interne venait à tomber en panne ou à se réinitialiser à zéro. Lance explique qu’il serait plus opportun pour Sony de proposer une mise à jour système permettant de jouer aux jeux, même avec les trophées désactivés.

Surtout qu’il n’y a pas 36 000 solutions pour réparer cette horloge interne : il faut se connecter au PlayStation Network (PSN) et ainsi retrouver tout son historique de jeux. Le hacker précise toutefois qu’un jailbreaking (un "crack" forcé et peu légal) de la console peut aussi remédier à ce problème.

Une fin inexorable ?

Le compte "Does it Play ?", consacré à la préservation du jeu vidéo, pointe du doigt le fait que la batterie liée à cette horloge interne va forcément "mourir" à un moment donné et dénonce une certaine forme d’obsolescence programmée. De son côté, le hacker McDonald tient à rassurer sur le fait que cette batterie peut être changée et resynchronisée sur le PSN ensuite.

Toutefois, cela signifie qu’il faut nécessairement une connexion Internet, que Sony continue de produire ce genre de batterie CMOS et même que le service du PlayStation Network continue d’être assuré. Alors faut-il s’inquiéter ? En théorie et dans l’optique d’un scénario catastrophe, ce sont effectivement plus de 100 millions de consoles PS4 qui pourraient être condamnées si le service PSN venait à fermer du jour au lendemain.

Dans la réalité, cela paraît hautement improbable que Sony ferme son service en ligne. Certes les catalogues PS3, PSP, PS Vita vont, à partir de juillet, progressivement disparaître, mais pas le PSN qui s’adapte d’une génération à l’autre. Néanmoins, on se souviendra qu’en 2011, un piratage de grande envergure avait forcé Sony à débrancher le PSN pendant une vingtaine de jours, compromettant au passage les données de plus de 77 millions d’utilisateurs.


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