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Algos à gogo et IA : quatre innovations qui ont déjà percé au CES

Au programme : contrôle par la pensée, conduite assistée par IA ou encore remède à la dyslexie.

Dimanche dernier, le Consumer Electronics Show (CES), salon annuel des technologies de grande consommation, a ouvert ses portes à Las Vegas. Ce rendez-vous incontournable de la tech se déroule du 7 au 10 janvier 2020. Quelques objets, ayant à peine dépassé le stade de prototypes, se sont fait remarquer à l’avant-première dimanche dernier.

"The future is now, old man."

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Pare-brise algorithmique

Bosch, le géant allemand de l’ingénierie, a dévoilé "Virtual Visor", une technologie qui s’intègre au pare-brise et utilise l’intelligence artificielle, la reconnaissance faciale et un affichage à base de cristaux liquides pour protéger les conducteurs éblouis par le soleil.

Une caméra suit les ombres sur le visage de la personne au volant et des algorithmes analysent sa vision pour obscurcir seulement les zones du pare-brise d’où vient la lumière aveuglante. "Parfois, ce sont les innovations les plus simples qui ont le plus grand impact", a déclaré Steffen Berns, président de Bosch Car Multimedia.

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Un porte-parole a indiqué que le groupe était en discussions pour commercialiser cette technologie.

Je pense donc je joue

La start-up française NextMind a réinventé le mythique Duck Hunt sorti sur NES en 1984, mais sans pistolet électronique ni manette. Le joueur n’a qu’à se concentrer intensément sur le canard pixelisé volant pour le foudroyer, littéralement, du regard.

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Avec un bandeau sur le crâne intégrant des capteurs au niveau du cortex visuel, on peut aussi sélectionner des commandes à l’écran, comme des chaînes de télévision ou le volume sonore. Cette technologie capte les signaux neuronaux pour comprendre les intentions de la personne et les traduit dans des applications adaptées.

L’utilisateur a ainsi l’impression de contrôler directement l’image à l’écran par la pensée, même si cela peut demander quelques secondes de concentration pour exploser un ennemi.

NextMind a prévu de commercialiser des kits de développement pour les professionnels (éditeurs de jeux vidéo, réalité virtuelle…).

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De l’électricité dans l’air

Teratonix propose de générer de l’électricité à partir des ondes électromagnétiques pour alimenter les capteurs domestiques ou urbains, qui se multiplient à l’ère de l’Internet des objets. Il n’y aurait ainsi plus besoin de câbles ou de piles dans ces petits boîtiers qui mesurent la température ou les mouvements, par exemple.

Les ondes de radiofréquences sont largement disponibles dans l’air, aussi bien dans la rue qu’à la maison, puisqu’elles sont produites par le wi-fi ou les antennes cellulaires. "Nous avons eu l’idée il y a 10 ans, nous avons publié notre recherche il y a cinq ans et nous avons déposé un brevet l’année dernière, raconte Johnny Huang, le cofondateur. Maintenant, nous sommes en test avec Shell."

À terme, la start-up américaine imagine intégrer son dispositif dans les coutures des vêtements connectés pour optimiser le fonctionnement des capteurs.

Une lampe qui met les points sur les "i"

La dyslexie n’est pas une maladie, c’est un trouble de la lecture qui ne peut pas être "guéri", martèle Lexilife, une société bretonne. Mais certains outils et un long travail avec des spécialistes de santé peuvent faciliter la vie des personnes qui en souffrent.

Les dyslexiques ont deux yeux dits "dominants" au lieu d’un seul, d’où une sorte d’effet "miroir" qui brouille la vue et rend plus difficile la distinction entre les b et les d, par exemple. La lampe conçue par Lexilife émet une lumière pulsée et modulée qui supprime cet effet.

La "Lexilight" devrait être commercialisée à partir de fin janvier 2020.

Konbini Techno avec AFP

Par konbinitechno, publié le 07/01/2020

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