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Cheaters : quels pays et quels jeux hébergent le plus de tricheurs ?

Publié le

par Pierre Bazin

Et non, ce n’est ni Warzone ni la Russie.

La triche est-elle culturellement construite ? Connue d’habitude pour son service de VPN, l’entreprise Surfshark a publié une bien curieuse étude sur le recours aux logiciels de cheat dans les jeux vidéo. L’objectif ? Analyser les contenus vidéo (sur YouTube), leur quantité et surtout le cumul de recherches de ceux qui souhaiteraient tomber du côté obscur du gaming.

En analysant le nombre de recherches et d’occurrences sur Google et YouTube lancées par les cheaters sur tout le mois de janviers 2021, Surfshark a ainsi pu dresser un portrait de l’état actuel de la triche dans les FPS au niveau mondial.

Le site a pris comme mots-clés de référence les deux techniques les plus utilisées (et donc recherchées) par les cheaters : le wallhack, qui permet de voir ses ennemis à travers les obstacles, et le aimbot, un assistant de visée automatique qui permet à vos balles de faire mouche à n’importe quelle distance et en un temps de réaction record.

Le plus populaire, donc le plus de cheats ?

Au vu des dernières actualités, on aurait pu penser que Warzone allait rafler la première tête du classement. Le très populaire mode battle royale de Call of Duty est en effet en proie à de nombreux cheaters sur les réseaux, et la colère des joueurs et joueuses à ce sujet grandit.

Mais non, Warzone n’est "que" quatrième au classement. On retrouve devant lui Counter-Strike, habitué de longue date de la triche, Overwatch, le FPS coopératif de Blizzard et enfin, sur le haut du podium… Fortnite ! Le titre cumule presque 27 millions de vues YouTube sur des vidéos relatives à la triche rien que sur le mois de janvier dernier.

Triche par jeu selon le nombre de vues YouTube sur les vidéos "wallhack" et "aimbot". <span class="ILfuVd">© Surfshark</span>

En effet, le jeu d’Epic Games, qui a propulsé la popularité des battle royales dans la stratosphère, n’échappe pas à la triche. Fortnite est d’autant plus assiégé par les cheaters qu’il est, à l’instar de Warzone, gratuit. Ce qui signifie que les conséquences d’un ban de compte sont bien moins graves que pour un jeu dans lequel on doit investir une certaine somme d’argent.

Attention tout de même à prendre cette étude avec des pincettes. Déjà parce qu’elle a un intérêt marketing : Surfshark explique notamment qu’un VPN (de préférence le leur) serait une solution adoptée par les joueurs professionnels pour se protéger des cheaters sur leurs serveurs… Sauf que ça n’a aucun rapport, un VPN peut au mieux protéger vos données de cyberattaques venant de personnes mal intentionnées – cheaters ou pas.

De plus, la méthodologie de considérer des vues YouTube comme preuve tangible de la popularité de la triche dans un jeu vidéo est discutable. On peut très bien aller voir à quoi ressemble une partie d’un tricheur, un cheater pris en flag' sur un live, sans pour autant tricher soi-même ; et ces vidéos en question font des millions de vues – surtout sur Fortnite. Au mieux le classement fait plutôt état de "l’intérêt suscité par la triche" par jeu vidéo.

Quel pays triche le plus ?

L’autre partie de l’étude de Surfshark se concentre, elle, sur des données géographiques. En compilant les recherches Google relatives à la triche, l’étude dresse une carte des pays les plus curieux de aimbots et autres wallhacks. Le nombre de recherches portant sur les termes relatifs à la triche est ensuite comparé à la population d’internautes de chaque pays.

Le premier du classement ? La Suède ! Le pays scandinave, non content d’être excellent en e-sport, semble particulièrement s’intéresser aux logiciels de cheats. Plus surprenant dans le classement : après les États-Unis, on retrouve la Géorgie et… la Mongolie !

© Surfshark

Toutefois, ici encore la méthodologie est discutable. Il se peut tout à fait que les Suédois soient plus curieux de ce qu’Internet propose sans toutefois céder à la tentation du cheat.


Pensez-vous que certains jeux facilitent plus le cheat que d’autres ? Écrivez-nous à hellokonbinitechno@konbini.com.

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