Confinement : Candy Crush offre les "vies" en illimité

Avalanche de bonbons générale !

Nous vous parlions il y a quelques jours de l’initiative de l’OMS baptisée Play Apart Together, en partenariat avec plusieurs grandes entreprises du jeu vidéo telles qu’Activision Blizzard et Riot Games. Cette opération destinée à inciter les populations à se retrouver sur les jeux online plutôt que physiquement comprend de nombreux avantages "in game" pour inciter les joueurs à rester chez eux.

Parmi les partenaires de l’OMS sur cette opération, on retrouve le développeur de jeux mobiles King, connu notamment pour Candy Crush (Saga) et propriété d’Activision Blizzard depuis 2016.

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Pour inciter au confinement, le studio londonien a décidé de changer temporairement le modèle de son jeu phare : les "vies" sont désormais illimitées. Cela signifie que les joueurs et joueuses du célèbre casse-tête sucré n’auront pas à attendre ou à payer pour lancer une nouvelle partie et s’essayer aux milliers de puzzles que propose la franchise.

La mesure sera valable jusqu’au 5 avril seulement et concerne tous les jeux dérivés de Candy Crush : Saga, Soda Saga, Jelly Saga, Friends Saga, Heroes Saga, Bubble Witch 3 Saga et Pet Rescue Saga.

Mettre en pause pour revenir (encore) plus fort ?

Sorti en 2012 sur mobile, Candy Crush Saga jouit d’une popularité immense qui ne semble jamais décliner au fil des années. En 2018, Candy Crush rassemblait 270 millions de joueur·euse·s à travers le monde, dont plus de 9 millions qui y jouaient plus de 3 heures par jour.

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Cette décision de rendre illimitées les vies dans Candy Crush est une remise en cause complète du système économique du jeu qui se finance via les "achats intégrés", particulièrement les "vies" qui permettent de rejouer.

Les achats intégrés ont beaucoup rapporté au studio King, à tel point que ses mécaniques ont été souvent apparentées à celles des jeux de hasard et de paris. On estime que la franchise a engrangé 6,34 milliards de dollars depuis 2014. Aussi, mettre en pause une petite semaine la machine à fric ne devrait pas signer l’arrêt de mort de King, dont les revenus sont en constante augmentation malgré un "concept phare" qui n’a que très peu évolué.

L’opération étant faite dans le cadre de l’initiative de l’OMS, nul doute que cela s’apparente à une action charitable désintéressée et non à une manière d’appâter de nouveaux·elles (ou ancien·ne·s) adeptes sur Candy Crush et ses dérivés.

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Par Pierre Bazin, publié le 01/04/2020