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De nouvelles accusations de harcèlement sexuel ébranlent la communauté Super Smash Bros.

Publié le

par Benjamin Bruel

Les accusations de harcèlement dans le monde du jeu vidéo ne cessent de se multiplier, notamment dans le monde du versus fighting.

Twitch, Ubisoft, l’Evolution Championship Series (EVO) et désormais la communauté Super Smash Bros. La liste des accusations impliquant des actes d’agression, de harcèlement sexuels ou de comportements déplacés et abusifs ne cesse de s’allonger dans le monde du jeu vidéo.

Organisée depuis le début des années 1990, l’EVO est considérée comme le championnat du monde des jeux de combat. À la fin du mois de juin, Mikey "crackpr0n" Pham, ancien e-sportif de la scène de versus fighting, a accusé sur Twitter l’un des fondateurs et organisateurs du tournoi, Joey Cuellar, de harcèlement sexuel et pédophilie.

La compétition, qui devait se tenir en ligne à cause de la pandémie cette année, a été annulée le 3 juillet, notamment suite au retrait de joueurs de premier plan et à la réaction de studios stars, comme Bandai Namco. Joey Cuellar, qui a présenté ses excuses en ligne et reconnu à demi-mot les faits, a été remercié par l’organisation.

De nombreuses autres accusations sont depuis venues ébranler le monde du versus fighting, comme nous le rapporte Gameblog.

Le joueur et streamer Gonsalo Barrios, dit "ZeRo", l’une des personnalités les plus connues de la scène Smash Bros., a avoué de lui-même avoir eu des comportements déplacés avec deux filles mineures de 14 et 15 ans.

Jacqueline "Jisu" Chloe, une artiste ayant fait partie de la communauté Smash durant plusieurs années, a par la suite expliqué sur Twitter que ce n’était "pas tout", avant de publier un document de 64 pages. Elle y détaille les comportements déplacés de ZeRo, tandis qu’ils vivaient sous le même toit. Elle affirme notamment que ZeRo connaissait l’âge des deux victimes citées plus haut, ce qu’il avait réfuté.

C’est Peppeh, un autre joueur de Smash Bros, qui a lancé cette vague de témoignages en accusant la commentatrice américaine Cinnamon "Cinnpie" Dunson de l’avoir agressé sexuellement lorsqu’il était âgé de 14 ans.

Sur Reddit, un thread regroupe les dizaines de témoignages publiés par les joueurs et joueuses de la communauté Smash Bros. Ces derniers, vertigineux par leur quantité, sont de degrés de gravité variables, allant de l’agression sexuelle à la réception de messages à caractères sexuels.

La scène française n’a, pour le moment, pas été touchée.

Ubisoft s’enfonce dans la tourmente

Pour rappel, ce cataclysme qui met à mal le monde des jeux vidéo a commencé sur Twitch, à la fin du mois de juin, lorsque des streameuses ont révélé avoir été victimes de harcèlement. La plateforme a, comme elle l’explique dans un communiqué paru le 24 juin, commencé à bannir certains créateurs de contenus associés à ces accusations.

L’affaire Ubisoft a également débuté à la fin du mois de juin. Des témoignages concernant les studios nord-américains de fleuron français du jeu vidéo sont apparus sur Internet.

Mais c’est Libération, dans une enquête publiée le premier juillet, qui a décrit dans le détail le « système toxique » qui aurait court dans l’entreprise. Le quotidien français s’appuie sur une vingtaine de témoignages, mettant tous l’accent sur une culture d’entreprise sexiste et viriliste.

Depuis, Libération a publié plusieurs autres articles sur le sujet. Notamment en ce qui concerne la réaction de Yves Guillemot, PDG de l’entreprise, qui a promis des changements de fonds. Ce lundi 6 juillet, le site Numerama a également publié sa propre enquête sur l’entreprise.


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