Google Stadia rachète un studio et annonce deux nouveaux jeux en janvier

Google Stadia se donne-t-il enfin les moyens de ses ambitions ? Réponse : non.

Le service de jeux vidéo en streaming de Google, disponible depuis le 19 novembre, ne cesse de décevoir. L’entreprise vient d’annoncer les deux prochains jeux qui seront disponibles sur la plateforme en janvier – après un line-up initial d’une douzaine de titres et quatre nouveaux jeux ajoutés en décembre.

Il s’agira de Thumper (2016) et Rise of the Tomb Raider (2015). Deux bons jeux, certes, mais rien de véritablement frais pour la console dans le cloud de Google. En décembre, Stadia avait redoublé de générosité (ironie) en proposant Destiny 2 : The Collection, Samurai Shodown, Tomb Raider et Farming Simulator 19 Platinum Edition.

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Une renaissance en perspective ?

En mars dernier, le géant américain avait frappé très fort en annonçant son arrivée dans le monde du jeu vidéo, à l’occasion de la Game Developer Conference 2019. Pourtant, Stadia peine depuis à convaincre et enchaîne les casseroles. Principal reproche des joueurs autant que de la presse : la pauvreté du catalogue qui ne propose que très peu de jeux récents et absolument aucune exclusivité.

Cela pourrait-il bientôt changer ? En toute discrétion, Google vient de racheter Typhoon Studios, un studio de développement montréalais. Fondé il y a trois ans par Alex Hutchinson, ancien directeur créatif du troisième opus d’Assassin’s Creed, Typhoon Studios emploie actuellement 26 personnes et travaille à la publication de son premier titre, Journey to the Savage Planet, attendu pour le mois de janvier.

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Une première acquisition sérieuse, annoncée le 20 décembre, qui pourrait donc offrir à Google ses premières exclusivités – même si ce ne sera pas le cas pour Journey to the Savage Planet, qui sortira en premier lieu sur l’Epic Games Stores.

Nous avons un projet qui inclut la création de plusieurs studios exclusifs, mais aussi celle d’un organe de publication dédié au lancement de contenus exclusifs réalisés par des développeurs indépendants et des partenaires externes“, expliquait en octobre Jade Raymond, la patronne du groupe Stadia Games and Entertainment dans une interview à Games Industry.

On attend, chère amie, on attend.

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Par Benjamin Bruel, publié le 27/12/2019