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20 ans de la PS2 : voici les 20 jeux les plus emblématiques de la console

Publié le

par Pierre Bazin

La console la plus vendue de tous les temps a marqué une génération entière de (plus si jeunes) gamers.

Le 24 novembre 2000, Sony faisait débarquer la PlayStation 2 en Europe et en France, huit mois après sa sortie sur le territoire japonais. Après le succès colossal de sa première console, le constructeur nippon ne cachait pas ses intentions de se faire une place pérenne dans l’industrie vidéoludique.

Au début du second millénaire, la Dreamcast allait bientôt rejoindre les abîmes de l’oubli, sonnant le glas de Sega dans le domaine du hardware. Devant Sony se trouvait alors un couloir d’opportunités pour rafler le jackpot sur la vente de consoles.

Écoulée à plus de 150 millions d’exemplaires, la PS2 reste la console la plus vendue de tous les temps – et ce n’est pas la GameCube ou la Xbox, toutes deux sorties un an plus tard, qui ont pu rivaliser. La console de Sony était, pour l’époque, un vrai bijou de technologie : elle était la première à intégrer un lecteur audio et DVD (le format était lui-même tout récent), en plus de proposer une ludothèque gargantuesque.

La PS2 est plus qu’une simple console, elle a marqué un tournant majeur dans l’univers du gaming. C’est grâce à des consoles comme la PS2 que le jeu vidéo s’est définitivement imposé comme produit culturel et objet de consommation de masse. De ce point de vue, seule la Wii de Nintendo, sortie six ans plus tard, peut se targuer d’en avoir fait autant.

Un classement nostalgique et frustrant

Pour l’occasion, nous avons décidé de revenir sur les 20 jeux les plus mythiques de la PlayStation 2. Au regard du nombre astronomique de titres que la console a accueillis et comme pour tout classement, il y aura des frustrations. Nous avons toutefois essayé de rendre hommage aux jeux les plus représentatifs de la "génération PS2", à laquelle nous appartenons également.

Def Jam: Fight for NY (2004)

Def Jam Vendetta avait déjà donné le ton un an auparavant, mais il faut dire que Fight for NY avait une toute autre saveur. En permettant d’incarner des rappeurs américains tels que DMX, Snoop Dogg, Xzibit ou encore Ludacris, le titre avait su accomplir les fantasmes de plus d’un fan de hip-hop. Outre ce casting en or, il faut dire que les combats avaient tendance à s’éterniser un peu si on ne connaissait pas les combos, mais les animations étaient aux petits soins.

Au passage, on attend toujours la version rap français, comme nous l’avait conseillé Seth Gueko.

Devil May Cry (2001)

À l’origine, DMC devait être une suite de la franchise Resident Evil, mais devant les libertés artistiques que prit le développement du jeu, il fut décidé d’en faire un titre à part entière. Dix-huit ans plus tard, Devil May Cry est devenue une série de beat’em all connue de tous. Que ce soit aux côtés de Dante ou de Nero, les démons restent toujours plus effrayants et difficiles à achever.

Final Fantasy X (2001)

Difficile de choisir un seul FF parmi ceux que propose la PlayStation 2, mais Final Fantasy X est sûrement (avec son prédécesseur) le plus marquant de sa génération. Aux côtés de Tidus, les joueurs pouvaient découvrir une folle aventure, toujours aussi longue et pleine de rebondissements, en plus de s’essayer à une nouvelle mécanique de combat, qui mettait l’emphase sur la stratégie en replaçant une forme de tour par tour au cœur du gameplay.

God of War (2005)

Impossible de passer à côté du titre qui a lancé la série God of War. La première occasion d’incarner le demi-dieu Kratos date en effet de la PS2. Avec son gameplay bourrin et jouissif au possible, ses QTE parfaitement exécutés et toute l’ambiance mythologico-chaotique qui se dégageait du titre, la recette était alléchante et réussie dans les faits.

Gran Turismo 4 (2005)

Écoulé à pas moins de 12 millions d’exemplaires, Gran Turismo 4 est le jeu culte de courses pour cette génération de consoles. Il s’agissait, en plus, d’une exclu PS2 et les connaisseurs sauront admettre qu’il proposait pour l’époque une des meilleures simulations possible, tout en restant parfaitement accessible et fun. Le titre s’est même essayé (avec un succès relatif) au online un an après sa sortie.

Grand Theft Auto: San Andreas (2004)

Il y a beaucoup de choses à dire sur GTA: San Andreas. À sa sortie, il est une véritable révolution dans le monde du jeu vidéo. La recette était parfaite : open-world gigantesque, liberté folle de conduire des véhicules sur terre, dans l’eau ou dans les airs, de commettre tous les actes illégaux possible (comme déchiqueter des paysans à la moissonneuse-batteuse). On se souvient aussi de l’histoire autour du charismatique C. J.

Il est, par ailleurs, le jeu le plus vendu de la console (18 millions d’exemplaires) et les studios Rockstar ont prouvé cette année-là qu’ils pouvaient toujours se surpasser après le tout aussi excellent GTA: Vice City.

Guitar Hero (2005)

C’est le jeu qui a lancé une franchise désormais oubliée des plus jeunes. Il marque une époque révolutionnaire, où l’on découvrait que l’on pouvait jouer avec autre chose qu’une manette classique. En intégrant la manette-guitare, Guitar Hero a permis aux jeunes rockeurs en herbe que nous étions d’exprimer pleinement notre art. Un an avant la Wii, c’était une prouesse et rien que pour ça, il mérite sa place ici.

Jak II : Hors-la-loi

Née en 2001, exclusivement sur la console de Sony, la franchise Jak et Daxter, développée par Naughty Dog, est devenue un monument culte du jeu vidéo. Mélanges habiles entre le platformer, le jeu de courses et les énigmes, ces jeux ont été pour beaucoup une première porte d’entrée vers l’univers SF "cyberpunk".

Avec son humour décapant, ses thèmes abordés avec une grande maturité ou encore ses personnages attachants, le deuxième opus est devenu un classique du genre, peut-être le meilleur de toute la série.

Kingdom Hearts (2002)

C’est, bien sûr, sur PlayStation 2 que le cross-over autrefois inimaginable apparut : le pari fou de mêler Disney et de tout nouveaux personnages tout droit sortis de l’imagination de Tetsuya Nomura. Square Enix a frappé fort cette année-là et ne s’est d’ailleurs pas arrêté, puisque seulement quatre ans après sortait le deuxième épisode.

Aujourd’hui, entre tous les épisodes plus ou moins canons, il est difficile de s’y retrouver, mais le souvenir du tout premier KH reste à jamais gravé dans le cœur des fans.

Medal of Honor : Soleil levant (2003)

Cela pourrait surprendre les plus jeunes, mais Call of Duty ou même Battlefield n’ont pas toujours été les champions du FPS : il y a aussi Medal of Honor. Si le concept était peu ou prou le même, la direction artistique et scénaristique de l’action a toujours été acclamée dans les MoH. L’épisode Soleil levant est un indétrônable, que ce soit pour ses scènes mythiques comme l’attaque de Pearl Harbor ou même pour son multi, simple et efficace, jouable en local sur une télé cathodique splitée en quatre.

Metal Gear Solid 3: Snake Eater (2004)

Probablement un des meilleurs épisodes de la série MGS. L’introduction au personnage de Naked Snake y est pour beaucoup. Son histoire dans la jungle, sur fond de guerre froide, était particulièrement viscérale, tandis que le gameplay de la furtivité s’était vu particulièrement amélioré depuis les précédents épisodes. Bref, un grand classique de Hideo Kojima qui n’occulte pas non plus le vibrant second épisode qui l’avait précédé.

Need for Speed: Most Wanted (2005)

Qui n’a jamais rêvé de semer les policiers dans sa caisse flambant neuve complètement customisée ? Beaucoup de gens probablement, mais lorsque Need for Speed: Most Wanted est sorti, force est de constater qu’on a pu changer d’avis lorsqu’on s’est rendu compte que cela n’impliquait aucun réel danger physique ou judiciaire. Cet épisode est particulièrement marquant, car il était scénarisé à la manière d’un Fast and Furious que l’on pouvait incarner.

Mention honorable, tout de même, à l’épisode Underground 2, sorti un an plus tôt et qui nous rappelle avec amertume qu’on n’est pas près de revoir un bon Need for Speed au vu des derniers épisodes…

Pro Evolution Soccer 6 (2005)

Là encore, il va falloir s’imaginer un autre temps, une époque lointaine où PES était meilleur que FIFA et considéré comme tel. Pourquoi ? Le gameplay des PES était plus nerveux, plus arcade, plus fun, tout simplement. En ce qui concerne le 6, il s’agit probablement du meilleur épisode. Il était bien plus décomplexé et permettait de créer des équipes folles customisées de partout et ce, sans lootbox.

Prince of Persia : Les Sables du temps (2003)

Prince of Persia était, déjà à l’époque, un revenant. Lorsqu’Ubisoft rachète les droits au début des années 2000, personne ne se doute que la franchise peut encore produire un jeu mythique. Pourtant, c’est bien ce qu’il se passe avec cette transformation en action-game vigoureux pour laquelle opte Les Sables du temps. Entre les cinématiques, les escalades, les phases d’action ou même l’OST, le jeu était parfait sur quasiment tous les points.

Ratchet & Clank (2002)

Si certains connaissent le félin et son animal robotique pour sa dernière (médiocre) adaptation en dessin animé, les vrais se souviennent avec émotion du jeu originel. Le titre avait été acclamé et avait marqué le début d’une belle franchise de beat’em all/platformer. On se souviendra surtout de ses multiples armes et combats au corps-à-corps, à la clé à la molette, s’il vous plaît.

Shadow of the Colossus (2005)

On parle ici d’un véritable chef-d’œuvre du 10e art. Shadow of the Colossus n’a pas besoin d’être présenté, d’autant plus qu’il a eu droit à son remake HD tout récemment. Il est rare que de tels jeux mêlent aussi bien action, poésie, contemplation et, bien entendu, émotion. Ceux qui y ont joué sauront de quoi on parle. Quant aux autres, il est de votre devoir de foncer sur ce titre mythique.

Tekken 5 (2005)

L’adaptation de l’arcade à la console n’est pas toujours une réussite, mais Tekken 5 ne fait pas partie des jeux qui ont loupé le coche. Si la franchise est célébrissime, le cinquième épisode est probablement un des plus cultes, avec un gameplay extrêmement nerveux et rapide pour l’époque. Les joueurs de Street Fighter avaient même délaissé leur jeu phare pour s’essayer à cet opus.

Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi (2003)

Les adaptations de films à succès en jeux vidéo sont rarement synonymes de qualité – la réciproque étant encore plus vraie –, mais à toute règle, il y a des exceptions. L’adaptation du troisième volet cinématographique du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson (lui-même adapté, du coup) en est une. Reprenant les doublages (VF ou VO) originaux, mélangeant en parfaite transition images de film et 3D impeccable, ce titre avait tout pour plaire.

Quand, en plus, on y ajoute des niveaux (la porte sud, tmtc) qui ne sont pas dans le film et un système action-RPG, on a tout simplement une œuvre de base sublimée par le jeu vidéo.

Star Wars: Battlefront (2004)

Star Wars: Battlefront est la preuve que la saga de George Lucas peut être sublimée en jeu vidéo, quel que soit le gameplay de base. Le titre, ainsi que sa suite un an plus tard, tout aussi excellente, sont des bijoux d’adaptation. Tout était réussi, que ce soit la transcription de l’univers de Star Wars ou ses mécaniques de combat millimétrées, avec un focus tout particulier sur le système de "classes" quelque peu délaissé à l’époque.

Tony Hawk’s Pro Skater 3 (2001)

Enfin, la génération PS2 ne se serait pas correctement formée sans un jeu de glisse. Il y en a beaucoup qu’on pourrait citer, de SSX à American Wasteland, mais le troisième épisode portant le nom du célèbre skateur reste un roi parmi les rois. C’est notamment ce titre qui ouvrait pour la première fois au jeu en ligne. Quelque chose de complètement fou pour le début de ce millénaire.

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