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Le développeur de Pokémon Go a déjà banni un million de joueurs

Publié le

par Corentin Jouathel

© Niantic

Des sanctions radicales.

Dans le vaste monde du jeu vidéo, la triche est un fléau croissant et endémique. S’appuyant sur les nouvelles technologies, les tricheurs regorgent de toujours plus d’imagination pour parvenir à leurs fins. La moindre faille est immédiatement exploitée, au grand dam des concepteurs.

Niantic, notamment cocréateur du titre Pokémon Go, avait instauré un logiciel anti-triche dans ses différents jeux. Un procédé certes louable, mais qui n’est toutefois pas infaillible. Dans un billet publié sur son site, l’entreprise est revenue sur les mesures jusqu’ici mises en œuvre dans ses créations (Pokémon Go, Ingress et Harry Potter: Wizards Unite).

Parmi les pratiques frauduleuses les plus répandues sur son titre phare, la création de "bots" qui capturent pour vous les Pokémon les plus puissants à travers le monde. Manipulation diablement efficace, particulièrement complexe à mettre en place, néanmoins facilement décelable par le logiciel.

Plus simples à déployer, les changements de position GPS sont, quant à eux, moins facilement détectables. Visant à tromper les serveurs du jeu, cette technique fallacieuse permet de se téléporter dans des lieux plus fructueux et riches en petites créatures.

Bien décidé à éradiquer ce genre de calamités vidéoludiques, Niantic a fermement tapé du poing sur la table. En prenant des mesures radicales, le développeur entendait rétablir justice et loyauté entre les joueurs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la société n’a pas chômé, loin de là.

Une politique répressive qui porte ses fruits

Depuis le début de l’année dernière, Niantic a infligé plus de 5 millions de "punitions" aux joueurs surpris en train de tricher sur les jeux Pokémon Go, Ingress et Harry Potter: Wizards Unite. Parmi ces sanctions, plus de 20 % concernent des bannissements définitifs. Au bout du compte, un million de personnes ont été exclues des créations de Niantic.

L’entreprise conclut par une statistique encourageante qui démontre l’efficacité de sa politique préventive et répressive. En effet, plus de 90 % des personnes visées auraient arrêté de tricher après avoir écopé d’un premier avertissement.


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