Un speedrunner a fini Ocarina of Time en moins de dix minutes

Il court, il court, le Kokiri, le Kokiri du bois-joli !

Dix minutes, ce n’est pas exactement le temps qu’on a mis la première fois qu’on a tenté d’en finir avec le Temple de l’eau dans The Legend of Zelda: Ocarina of Time. On peut même dire que c’est trèèèèès loin de la réalité, et que le temps pour sortir de ce donjon et récupérer le super grappin se comptait plus en heures (si je pouvais mettre plusieurs pluriels, je le ferais) qu’en une dizaine de minutes.

Too fast for u

Pourtant, 9 minutes et 56 secondes, c’est le temps qu’il a fallu au youtubeur Lozoots pour finir Ocarina of Time dans un empilage de tricks et de glitch tous plus malins les uns que les autres.

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Le speedrun est un sport très technique, qui n’en finit pas d’évoluer : les mods, codes et autres bugs vont jusqu’à permettre aux joueurs de terminer des jeux entiers dans des laps de temps proches de l’absurde (en l’occurrence, 9 minutes 56 pour Ocarina of Time).

Voici la vidéo du petit génie. Vous remarquerez qu’une grosse partie du temps de jeu tient en fait dans la cinématique d’ouverture…

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Stale Reference Manipulation

Ici, la technique s’appelle le SRM, pour Stale Reference Manipulation. En gros, c’est une série de bugs qui permet au joueur de trifouiller le code du jeu, affectant ainsi les personnages et les objets qu’il met en scène.

Cela rend possible l’exécution de ce que l’on appelle le code arbitraire, qui consiste (en gros, encore) à faire exécuter au jeu des actions non autorisées (normalement).

Le SRM a beaucoup évolué depuis les premiers speedruns d’Ocarina of Time. Aujourd’hui, cette technique permet de se transporter directement dans les scènes post-crédits. Mais il a fallu quelques années pour en arriver là. Si vous voulez en savoir plus, cet article de Kotaku explique comment et pourquoi il a fallu aux speedrunners plus de quatre ans pour accomplir le jeu en moins de 17 minutes.

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9 minutes 56, le score est impressionnant, mais les speedrunners continueront, sans aucun doute, à redoubler de ruses et de codes pour aller encore plus loin.

Par Victoria Beurnez, publié le 07/02/2020