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Aux États-Unis, une start-up propose de distribuer les "restes" de vaccins

Publié le

par Benjamin Bruel

© Nicolas ASFOURI / AFP

Comment faire "matcher" des personnes à la recherche d'un vaccin avec des doses qui s'apprêtent à partir à la poubelle.

Tandis que la France est toujours à la traîne sur la distribution de vaccins contre le Covid-19, le rythme de vaccination a dépassé les 2 millions par jour de l'autre côté de l'Atlantique.

Toutefois, une start-up new-yorkaise, Dr. B, promet une meilleure distribution des vaccins pour éviter que des restes finissent à la poubelle. Le principe est simple : une fois décongelée, une dose de vaccin a une durée de vie d'environ six heures. Mais si elle n'est pas utilisée, celle-ci doit finir à la poubelle.

Or, même si les Américains se font vacciner en masse et que les files d'attente se font longues devant les centres de vaccination, certains ne viennent pas à leur rendez-vous. Cyrus Massoumi, fondateur de ZocDoc et désormais de Dr. B, estime ainsi dans The Verge que 20 à 30 % des gens ne viennent pas prendre la fameuse dose promise.

Que deviennent alors les doses de vaccin contre le Covid-19, denrée la plus demandée au monde actuellement ? Si elles ne trouvent pas de bras dans lesquelles être injectées, elles partent à la poubelle. Au mieux, elles sont distribuées aux employés des sites de vaccination ou aux personnes à proximité – une situation qui crée parfois une certaine confusion.

Ce que propose Dr. B, c'est de faire "matcher" des personnes à la recherche d'une dose de vaccin avec des doses qui s'apprêtent à partir à la poubelle. En un mois, le site a enregistré plus d'un demi-million d'inscrits – ils étaient 200 000 de moins il y a deux semaines encore. Ceux-ci renseignent leur adresse postale et, si des doses de vaccin viennent à être laissées vacantes, le service envoie directement une alerte aux personnes habitant à proximité. Les personnes ont alors 15 minutes pour valider leur présence, puis deux heures pour se rendre sur le site.

Selon le New York Times, "Dr. B est seulement l'une des tentatives pour coordonner le patchwork chaotique des sites web publié et privés qui permettent aux personnes éligibles de trouver des rendez-vous pour se faire vacciner". Pour le moment, seul deux sites, aux alentours de New York, testent le programme proposé par Dr. B, mais 200 de plus ont demandé à le rejoindre.


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