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Chasse à courre : des "robots gibiers" pour remplacer les animaux sauvages

Publié le

par Battiste Delfino

© Philippe-ROUZET

Pour en finir avec la souffrance animale, il faut reconnaître qu'il y a des alternatives plus simples.

Ce jeudi, quatre députés de La République en marche (LREM) ont déposé un amendement afin que les animaux sauvages traqués lors des chasses à courre soient remplacés par des répliques robotiques.

Vous avez bien lu : l’idée portée par les élus est de remplacer tous les gibiers sauvages comme les renards, les sangliers ou les lapins par des versions cruelty-free. Cette proposition farfelue a été examinée ce jeudi 8 octobre par l’Assemblée nationale, dans le cadre d’un débat plus large autour d’une loi sur le bien-être animal.

Damien Adam, député LREM de Seine-Maritime, a pu expliquer l’intérêt du projet :"Cet amendement vise à créer un fonds destiné à assurer la transition de la chasse à courre vers de nouvelles formes de chasse, comme la chasse sur robot gibier." Il reprend : "Le développement de cette innovation permettrait, au lieu de chasser un vrai animal, de chasser un robot qui reproduirait et la forme et le comportement de l’animal chassé."

La chasse à courre est une pratique dite "récréative", qui consiste à poursuivre du gibier avec une meute de chiens jusqu’à épuisement de la proie. Cette traque fait vivre un véritable enfer aux animaux avant qu’ils ne soient abattus.

Malheureusement, comme on aurait pu le deviner, l’amendement de Damien Adam et de ses collègues n’a pas été retenu. Pourtant, il estime très sérieusement qu’avec les techniques modernes d’ingénierie et d’intelligence artificielle, on pourrait "tout à fait" développer des robots gibiers.

La proposition est déjà raillée sur les réseaux sociaux. Le député des Républicains Julien Aubert s’en moque même complètement sur Twitter : "La palme de l’idée la plus Terminator revient à Damien Adam qui veut remplacer les animaux par des robots. Outre que la chasse n’est pas du laser quest, je frémis à l’idée qu’un lapin électrique ou un cyber-sanglier se perde dans les bois sous la pluie."
 
 
Interrogé par le média local 76actu, le député LREM dit avoir "conscience" que sa proposition fasse "start-up nation, caricature de marcheur macroniste", mais la défend comme une bonne alternative pour en finir avec la souffrance sur l’animal. On peut néanmoins le dire : il existe peu de chances que son idée soit un jour appliquée.
 

 
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