Ciao les robots ! Adidas se sépare de ses usines du futur

Retour en Asie pour l'équipementier, qui avoue à demi-mot l'échec de ses usines hautement automatisées.

Les usines robotiques futuristes, c’est terminé pour Adidas. L’entreprise a annoncé la fermeture de ses "Speedfactories" en Allemagne et aux États-Unis pour le printemps 2020. La marque va retourner fabriquer ses chaussures de sport en Asie.

Les usines Adidas d’Ansbach (Allemagne) et Atlanta (États-Unis), respectivement ouvertes en 2016 et 2017, avaient pour objectif de "révolutionner l’industrie", comme l’annonçait l’équipementier à l’ouverture de sa première Speedfactory, grâce à un processus de production et de conception presque entièrement automatisé et numérisé.

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Le principe : une quantité impressionnante de robots prenant en charge la production de A à Z et permettant de répondre rapidement et à moindre coût aux demandes en chaussures de sport des grandes métropoles. Tout en permettant à Adidas de réduire sa dépendance à ses sous-traitants asiatiques, souvent critiqués pour les conditions de travail imposées aux employés locaux.

Ces deux usines high-tech employaient chacune 200 personnes et devaient produire 500 000 paires par an. Mais la marque a dû faire face à un certain nombre de difficultés. Quartz note ainsi que les robots n’ont pu produire qu’un nombre limité de modèles différents, tandis que TechCrunch souligne qu’il est plus difficile de changer les lignes de production dans une usine robotique que dans une usine humaine.

Visiblement, la marque s’est un peu enflammée. Voire beaucoup. Dans un entretien à CNN, l’entreprise reconnaît ainsi qu’il "est plus sensé de concentrer la production des Speedfactories où le savoir-faire et les fournisseurs se trouvent".

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Autrement dit : Adidas retourne en Asie auprès de ses sous-traitants. La technologie développée pour les Superfactories sera désormais utilisée au Vietnam et en Chine, annonce l’entreprise.

Par Benjamin Bruel, publié le 18/11/2019

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