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Voilà à quoi pourrait ressembler la combinaison des prochains explorateurs de la Lune

La NASA est bien décidée à retourner sur la Lune d’ici 2024 et revoit sa garde-robe pour l'occasion.

Le projet Artemis de la NASA compte renvoyer des astronautes sur la mer de Tranquillité, non pas pour un aller-retour comme avant mais bel et bien pour s’y installer. Pour mener à bien cette mission, les astronautes auront besoin de nouvelles combinaisons spatiales, combinaisons que l’agence spatiale américaine n’a pas actuellement.

C’était sans compter sur l’entreprise Collins Aerospace qui, la semaine dernière, a dévoilé son prototype de combinaison spatiale nouvelle génération prévue pour les excursions sur la surface lunaire. Le monde a eu le droit à une démonstration de force : un astronaute en combinaison a trottiné autour du bâtiment de l’entreprise et grimpé quelques marches. Rien d’excitant de prime abord mais, remis dans leur contexte, ces quelques pas tiennent du tour de force.

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Collins Aerospace ne sort pas de nulle part : c’est déjà elle qui conçoit les combinaisons permettant les sorties depuis la station spatiale internationale (ISS). Pour la Lune cependant, c’est une autre paire de manches : les mouvements sont plus importants, les gestes doivent être plus précis.

Or, comme on sait, les combinaisons utilisées pendant les expéditions lunaires historiques de la NASA étaient lourdes, très lourdes : 72 kg pour l’A7L, celle d’Apollo 11. Collins Aerospace affirme que sa combi serait deux fois moins lourde que ses glorieuses prédécesseures. Elles permettraient aussi une rotation du bassin.

Ce n’est pas tout. On pourrait respirer plus longtemps dedans. Le matériel électronique embarqué serait largement miniaturisé. Elle aurait également l’avantage d’être plus "évolutive" et "inclusive", pouvant s’adapter à un large panel de physiques, surtout la taille et le sexe.

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collinsaerospace.com

Auparavant, la NASA construisait elle-même tous ses systèmes et modules. Il y a aujourd’hui des doutes quant à la capacité de l’agence à produire le matériel dont elle aura besoin d’ici 5 ans. Après une forte communication au niveau des fusées, des lanceurs et de la station spatiale dont les Américains auront besoin pour leur mission, l’agence reste muette concernant les combinaisons spatiales. Une incapacité pour certains, un marché conséquent pour d’autres.

Le vice-président de Collins Aerospace, Allen Flynt, marchait sur des œufs en se confiant à The Verge :

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"Nous avons eu des discussions préliminaires avec la NASA. Ils sont au courant de notre travail actuel. Nous estimons ne pas être en compétition avec la NASA, nous voulons les soutenir."

Par Bertrand Steiner, publié le 30/07/2019

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