Des marques veulent utiliser le ciel étoilé pour diffuser leurs messages publicitaires

C'est un oiseau ! Non, c'est un avion ! Non, c'est une publicité !

Dans un avenir proche, ce sont des publicités que les enfants prendront peut-être pour Superman, en scrutant la nuit, le ciel étoilé.

La société russe StartRocket a en effet pour projet de transformer le ciel en un espace publicitaire géant, rapporte le site d’Europe 1 qui se fait l’écho d’une vaste enquête publiée dans le numéro de février 2020 de Science et vie.

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Les plus inquiets diront : Black Mirror. Cette fois-ci, on les comprend. D’autant que ladite société russe a déjà un premier client.

La marque de soda Pepsi a passé un contrat avec la start-up russe qui a rendu publique son projet en janvier de l’année dernière. Nul doute qu’elle devrait rapidement être rejointe par d’autres. "La société prévoit de lancer un premier essaim de satellites publicitaires l’année prochaine", précise Europe 1. 

En 2021, nos yeux pourront donc rencontrer le logo d’une enseigne de fast-food en cherchant la grande ourse. À terme, il suffira peut-être de scruter le ciel pour connaître les dernières promotions sur la lessive. 

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Comment ça marche ?

Il s’agit d’envoyer des nanosatellites dans l’espace – pas plus grands qu’une "boîte à chaussures", précise le site de la radio. Une fois dans l’espace, chaque petit satellite devrait alors se déployer en une voile, et jouer ainsi le rôle d’un pixel grâce à la lumière du soleil qui s’y réfléchira.

"Chaque voile déployée jouerait le même rôle qu’un pixel lumineux sur le fond noir du ciel, permettant ainsi de former des logos ou des messages", précise Europe 1.

Ainsi, pour reconstituer un message publicitaire ou le logo de Pepsi par exemple, il faudra quelque 200 à 300 nanosatellites.

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the orbital display in action from Vlad Sitnikov on Vimeo.

En plus d’être intrusive et de potentiellement gêner le travail des scientifiques, cet affichage lumineux pourrait bien avoir un effet désastreux sur notre santé, ont déjà prévenu des chercheurs. Comme le rappelle Métro, la présence de lumière en pleine nuit perturbe notre "horloge biologique, ce qui peut accroître le risque de cancer, de diabète et de dépression."

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Par Clothilde Bru, publié le 29/01/2020