Le deuxième plus gros marché du Dark Web vient d’être démantelé

Tschüss, Wall Street Market !

En Allemagne, trois individus, soupçonnés de gérer le deuxième plus gros marché du Dark Web, Wall Street Market, viennent d’être arrêtés.

Que trouvait-on sur ce marché ? À peu près tout ce que l’on peut trouver sur un marché noir en ligne digne de ce nom : drogues, faux papiers, données personnelles et virus informatiques. Bref, tout ce que l’on cherchera en vain sur Amazon ou le Bon Coin.

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Wall Street Market comptait plus de 63 000 offres de ventes, environ 5 400 vendeurs et 1,15 million de comptes clients. On y payait en bitcoins ou en moneros (qui est la monnaie préférée des bandits) pour limiter les chances de se faire épingler par les enquêteurs.

L’enquête ayant mené à ce coup de filet ne fut pas une mince affaire. Il aura fallu rassembler les forces de l’ordre allemandes, américaines et néerlandaises, ainsi qu'Europol, l’agence européenne de coopération entre les polices criminelles, pour faire tomber l’organisation

Au cours de perquisitions dans les appartements des suspects, plus de 550 000 euros et d’autres sommes en monnaie virtuelle ont été saisis. Les forces de l’ordre ont également récupéré des voitures, du matériel informatique et une arme.

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Wall Street Market arrivait en seconde position, juste après Dream Market, considéré comme le plus grand marché actuel du Dark Web. Ce dernier a également subi de récentes turbulences. Après des dizaines d’arrestations, menées notamment par le FBI et Europol, sa fermeture officielle aurait dû avoir lieu le 30 avril dernier, après six ans d’activité. Cependant, d’après ZDnet, Dream Market était encore en activité en date du 2 mai 2019.

En janvier dernier, le Colonel Nollet nous racontait comment ses équipes patrouillaient en ligne pour traquer les cybercriminels, notamment sur le Dark Web. Il nous rappelait aussi qu’il ne fallait pas confondre Dark Web et Dark Net – la première appellation se référant uniquement aux activités illégales, la seconde, plus large, comprenant également les plateformes permettant aux défenseurs des libertés de s’exprimer, discours qui seraient censurés (et punis) au grand jour.

Par Pierre Schneidermann, publié le 03/05/2019

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