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Donald Trump envisage de gracier Edward Snowden

Publié le

par Battiste Delfino

L'ancien informaticien encourt jusqu'à 30 ans de prison pour espionnage et vol de secrets d'État.

Donald Trump va "jeter un œil" sur une possible grâce d’Edward Snowden, ancien employé du renseignement américain connu pour avoir révélé plusieurs programmes de surveillance de masse, actuellement en exil en Russie, a fait savoir le président américain samedi 15 août. Edward Snowden est sous le coup d’une inculpation au pénal aux États-Unis pour espionnage et vol de secrets d’État.

"Beaucoup de gens pensent qu’il devrait être traité différemment et d’autres gens pensent qu’il a fait des choses très mauvaises", a déclaré le président, interrogé au cours d’une conférence de presse dans le New Jersey sur l’éventualité d’une grâce de Snowden. "Je vais y jeter un œil très sérieusement", a-t-il ajouté.

Edward Snowden – aujourd’hui considéré comme un lanceur d’alerte – est un ancien employé de la CIA et sous traitant de l’agence de renseignement NSA exilé en Russie depuis qu’il a dénoncé en 2013 la surveillance massive des communications et d’Internet dans son pays.

Comme le souligne le Coin Telegraph, l’article 2 de la Constitution américaine dispose qu’un président en exercice a le pouvoir d’accorder des sursis et des pardons "pour des infractions contre les États-Unis". Sur Twitter, le principal intéressé a réagi :

"La dernière fois que nous avons entendu une Maison-Blanche envisager une grâce, c’était en 2016, lorsque le même procureur général qui m’avait une fois inculpé a reconnu que, dans l’ensemble, mon travail pour dénoncer le système inconstitutionnel de surveillance de masse de la NSA était un 'service public'."

Plusieurs groupes de défense des droits de l’homme avaient déjà tenté de convaincre l’ancien président des États-Unis, Barack Obama, de gracier Snowden, sans succès.

Ce retournement d’opinion de la part de Donald Trump est d’autant plus surprenant qu’il l’avait même qualifié d'"espion qui devait être exécuté". Comme le rappelle l’AFP, pendant la campagne présidentielle de 2016, Donald Trump accusait Snowden d’être un "traître total" et avait promis de "le traiter durement" s’il était élu.

Konbini techno avec AFP.

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