(c) CCTV

En Espagne, la police utilise des drones pour dire aux gens de rester chez eux

On le dit, on le répète : restez chez vous, limitez vos interactions sociales (et jouez aux jeux vidéo) !

L’Espagne, deuxième pays le plus touché d’Europe par la crise sanitaire mondiale, a confiné sa population et décrété l’état d’alerte depuis quinze jours.

Comme le reste de la population, en ces temps troublés, la police cherche à limiter au maximum ses déplacements. Et se tourne vers la tech pour faire appliquer certaines réglementations, nous apprend Gizmodo.

Publicité

Ce week-end du 14 mars, les officiers de la police de Madrid ont commencé à utiliser des drones en guise de haut-parleurs volants et mobiles. C’est par Twitter que la police municipale a fait une démonstration de ses engins et du message à faire passer : restez chez vous, ne sortez que quand cela est absolument nécessaire.

"Nous n’hésiterons pas à utiliser tous les moyens à notre disposition pour prendre en charge votre sécurité et celle de tout le monde", écrit la police sur son Tweet. "Même si certains d’entre vous nous rendent les choses compliquées". Au moins, c’est clair.

Publicité

ENAIRE, l’organisme chargé de la navigation des transports aériens espagnols, a confirmé qu’elle s’occuperait de la gestion de cette flotte de drone, dont on ne connaît pas le nombre exact, à travers la ville de Madrid.

En Chine, au plus fort de l’épidémie de Covid-19, les drones ont été un recours précieux pour les autorités, tant pour communiquer avec la population que pour apporter une réponse sanitaire élémentaire.

Des drones équipés de haut-parleurs, comme en Espagne, ont été déployés. Mais ils aspergeaient également de désinfectants les rues du pays, comme nous l’apprend le Centre d’Informations sur Internet de Chine (China.org). D’autres se chargeaient d’effectuer des livraisons de médicaments aux personnes confinées chez elle.

Publicité

Autre aspect : les drones pour tester l’état de santé des habitants. Dans certaines grandes villes, des drones survolaient des grands axes routiers avec une pancarte affichant un QR code à scanner pour les automobilistes. Ceux-ci permettaient d’accéder à un formulaire pour faire état de ses données de santé aux autorités.

Publicité

Par Benjamin Bruel, publié le 16/03/2020