Plus de 2 200 personnes ont vu l'attentat de Halle sur Twitch

La vidéo, qui dure plus d'une trentaine de minutes, a pu être visionnée par des milliers d'utilisateurs.

La ville de Halle, en Allemagne, a été frappée par un attentat ce mercredi 9 octobre. Un homme de 27 ans a attaqué une synagogue et un restaurant turc, blessant mortellement deux personnes. Il a été arrêté dans la soirée.

Auparavant, l’homme aurait posté une vidéo dans laquelle il nie la Shoah et blâme la communauté juive, avant de retransmettre son attaque sur la plateforme de streaming Twitch. Pendant de longues minutes, on le voit cheminer jusqu’au lieu de culte, tenter de faire exploser le portail d’un cimetière et abattre froidement une femme d’une cinquantaine d’années. On assiste ensuite à son arrivée dans le restaurant où il fait sa seconde victime.

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Si l’attaque en direct n’a été visionnée que par cinq personnes, la vidéo qui en a résulté aurait été vue par plus de 2 200 utilisateurs et serait restée en ligne une trentaine de minutes avant d’être supprimée par Twitch. Le problème, c’est qu’on ne sait pas combien de personnes l’ont partagée. La plateforme continue, en ce moment même, son enquête.

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Une politique de bannissement discutable

On pourrait reprocher à Twitch, qui cherche en ce moment à renforcer sa politique de bannissement, de ne pas avoir agi plus tôt. Ce n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’attentat de Christchurch, qui avait été streamé sur Facebook par le terroriste. Le réseau social n’avait agi qu’au bout de huit longues minutes, et a affirmé qu’aucun utilisateur n’avait signalé la vidéo.

Pour les internautes, les conditions de bannissement de Twitch manquent grandement de clarté. Récemment, la plateforme avait banni le streamer français Jiraya, presque immédiatement, pour avoir utilisé la caméra frontale de son téléphone alors qu’il était au volant.

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La streameuse française Saruei avait quant à elle écopé d’un ban de trois jours pour ses dessins à "caractère sexuel suggestif". Alors que la plateforme essaye de renforcer sa politique de modération, on peut espérer de sa part davantage de transparence et moins de contradictions sur les conditions menant au ban.

Par Victoria Beurnez, publié le 10/10/2019

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