(c) Université de Stanford

Le plus sérieusement du monde, des chercheurs ont inventé le PigeonBot

La technologie employée pourrait améliorer les drones ou autres bébêtes volantes.

Le pigeon est tout le contraire d’un animal légendaire. L’opposé de l’animal totem idéal. Pourtant, victime involontaire de la mauvaise humeur parisienne, de la pollution et, étrangement, des coiffeurs, ce petit être à plumes vient d’être nommé heureux élu pour satisfaire les besoins impérieux de la tech.

Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford, menée par le professeur Eric Chang, a détaillé à la revue Science en quoi le vol du pigeon pourrait pimper nos technologies actuelles. Pour ce faire, ils ont dû mettre au point un robot pigeon.

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PigeonBot, gentil PigeonBot, PigeonBot, je te plumerai

Le PigeonBot (c’est son nom, donc) reproduit à l’identique le mouvement et le battement des ailes du pigeon. Sa réalisation a nécessité de longues heures d’études du volatile mal-aimé, dont les plumes se sont révélées être un critère indispensable pour le bon déroulement du vol.

La particularité de ces plumes, c’est leur solidarité : que les ailes soient pliées ou dépliées, les plumes restent collées les unes aux autres, assurant au pigeon une portée et une résistance à l’air nécessaires.

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L’innovation réside donc dans les ailes : contrairement aux drones habituels, le PigeonBot n’a pas des ailes rigides, mais souples et résistantes, comme le pigeon. Le squelette du drone-oiseau, imprimé en 3D, est donc recouvert d’une quarantaine de plumes naturelles. Dans un avenir proche, cette technologie pourrait équiper et optimiser des drones ou même des appareils de plus grande envergure.

Par Victoria Beurnez, publié le 24/01/2020

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