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Les cinq pires fonctionnalités inventées pour les réseaux sociaux

Publié le

par Benjamin Bruel

Les pokes, les wizz ou le pouce bleu : voici une liste des pires idées de nos chères têtes pensantes de la Silicon Valley.

Le tout premier réseau social à avoir vu le jour n’est pas Facebook, mais Sixdegrees.com. Mis en service en 1997, le site proposait de créer un profil, d’entrer en relation avec ses amis, de publier des choses… Ça vous rappelle quelque chose ?

Plus de vingt ans après Sixdegrees, mort dans l’œuf quelques années plus tard (mais toujours en ligne), les réseaux sociaux ont su réinventer la formule de base en ajoutant toujours plus de fonctionnalités – et parfois, elles sont tout simplement horribles. On a fait la liste des pires inventions des réseaux sociaux, celles qui n’auraient jamais dû voir le jour. Et on vous raconte leur histoire.

Le "poke", ce truc particulièrement inutile

Oui, le poke existe toujours sur Facebook en 2021, mais a été légèrement enterré par Facebook : il faut le chercher en tapant "poke" dans la barre de recherche pour en envoyer ou revoir les pokes reçus. Les pokes, on les utilisait (un peu) il y a dix ans pour faire savoir à quelqu’un (son crush, au hasard) qu’on voulait échanger, ou pour lancer une interminable "guerre des pokes" qui n’en finissait plus, ou enfin pour relancer une conversation morte. On ne sait pas trop, en fait.

Et il se trouve que Facebook non plus. "Quand on a créé les pokes, on a pensé qu’il serait cool d’avoir une fonctionnalité sans but spécifique", expliquait à l’époque Facebook. Le journaliste Jeremy Glass, du site Thrillist, avait en 2015 mené une éreintante enquête pour découvrir l’origine du poke. Et devinez quoi ? Après avoir interrogé plusieurs personnes, y compris des anciens employés de Facebook, il n’a pas trouvé le but, ni même la personne à l’origine du poke. Il ou elle se cache, sans aucun doute.

Le "wizz", l’ancêtre des fonctionnalités insupportables

Pour les plus vieux d’entre nous, le wizz a désormais une douce odeur de nostalgie. Mais à l’époque, se faire "wizzer" rendait fou. Un wizz, c’était une petite secousse d’écran, accompagnée d’un bruit particulièrement énervant, pour rappeler à son interlocuteur de regarder la conversation. Regardez plutôt, avec cette version d’une heure disponible sur YouTube.

Le "vu", l’ajout que l’on a jamais demandé

Les mentions "vu" sur Messenger, WhatsApp, Snapchat et autres applications ont tout simplement ruiné les messages – et on ne s’en rend même plus compte. Apple iMessage a introduit les "vu" en 2011, Facebook Messenger en 2012 et WhatsApp, l’application de messagerie la plus populaire au monde, utilise la fonctionnalité depuis 2014. Et nous le regrettons amèrement.

Pour les personnes nulles en échange de messages, qui ont tendance à se laisser distraire facilement et oublier de répondre, ce "vu" est une énorme pression sociale et numérique parfaitement inutile. D’autant plus que la personne à qui l’on doit, littéralement, répondre, devient dès lors énervée de devoir attendre une réponse. Qui aime être laissé en "vu", hein ?

Le "pouce bleu" dans Messenger

Pour nous, le pouce bleu dans Messenger, c’est l’équivalent émoji-like du "OK" que l’on répond quand on n’a pas le temps, rien de plus à ajouter ou qu’on se fiche de la personne à qui l’on parle. Il est un peu à double tranchant : il peut aussi bien permettre de valider en une demi-seconde ce que nous dit notre interlocuteur – et se révèle ainsi pratique – ou montrer que l’on n’en a pas grand-chose à faire de cette conversation.

Le pouce bleu, en plus d’être schizophrène, est sournois : combien de fois n’avons-nous pas envoyé un pouce bleu par inadvertance à quelqu’un à qui on ne voulait pas répondre ? Décidément, on ne l’aime pas.

Les stickers, le cadeau des réseaux sociaux à nos parents

Sauf si vous utilisez Line, où les stickers sont plutôt chouettes, ceux que l’on trouve sur les applications de messagerie comme Messenger et WhatsApp (encore !) sont particulièrement énervants. Ils sont, selon nous, la version boomer des émojis : de gros dessins moches qui veulent exprimer maladroitement quelque chose. Une version molle de la communication visuelle, en somme.

En débat : les anniversaires, on les aime ou on les déteste ?

Oui, les anniversaires. Certes, ils sont très pratiques. Mais de nos points de vue, les anniversaires affichés sur les profils Facebook ont complètement éclaté au sol l’intérêt de recevoir un "bon anniversaire !" de la part d’un bon ami. Tout simplement parce que l’ami en question ne se souvient plus de la date parce qu’il m’aime bien, mais parce qu’il a maté mon profil. L’amitié reléguée au rang de ligne de code. Et c’est à double tranchant : désormais, si les gens n’affichent plus leur date d’anniversaire sur leur profil, on les oublie. Terrible, mais tout de même pratique.


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