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Il y aura des bouts de Nintendo dans les médailles des JO de Tokyo

Les métaux précieux des récompenses sont extraits de déchets d'appareils électroniques.

Après avoir collecté suffisamment d’appareils électroniques usagés pour en extraire les métaux précieux nécessaires à leur création, le comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo vient de révéler le design des futures médailles.

Cette initiative originale (et inédite) a commencé en avril 2017. Le comité olympique avait lancé une campagne de deux ans pour rassembler le plus d’appareils électroniques possible pour les médailles des JO de 2020.

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Ces métaux précieux sont dans tous vos appareils, des téléphones portables aux consoles de jeux. Les produits électroniques que nous utilisons chaque jour sont des concentrés de technologie, mais avant tout des concentrés de matériaux précieux (mais souvent en très faible quantité). Certains sont communs, comme le cuivre ou l’étain, d’autres précieux, comme l’or et l’argent. Enfin, bon nombre d’entre eux sont dits "rares" car présents en faible quantité sur Terre.

S’approvisionner en métaux (et surtout en terres rares) a pris une telle importance que c’est devenu un enjeu géopolitique. C’est aussi une grosse problématique écologique : recueillir autant de métaux altère en profondeur les sols creusés. Sensibiliser à cette réalité apparaît ainsi bienvenu.

Cet appel aux dons d’appareils par le Comité olympique a rencontré un écho important : 78 895 tonnes de matériel ont été reçues au total, dont 6,21 millions téléphones portables. Cette collecte a permis l’extraction de 32 kilos d’or, 3 500 kilos d’argent et 2 200 kilos de bronze.

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Si les Jeux olympiques soulèvent tous les quatre ans des questions sur l’intérêt au long terme des infrastructures construites pour l’occasion, les athlètes de 2020 auront au moins des médailles estampillées "développement durable".

Par Bertrand Steiner, publié le 24/07/2019

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