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Mais pourquoi diable la douane américaine a-t-elle saisi 2 000 écouteurs OnePlus ?

Publié le

par Pierre Schneidermann

Les autorités sont formelles : il s'agirait de contrefaçons des AirPods d'Apple.

Le 11 septembre dernier, l’instance officielle des douanes américaines, le CBP, publie un communiqué tonitruant but very confusing : le 31 août dernier, à l’aéroport John-F.-Kennedy de New York, 2 000 écouteurs en provenance de Hong Kong ont été saisis, magot illégal qui aurait pu rapporter quelque 400 000 dollars après revente. Motif : il s’agirait de contrefaçons des AirPods d’Apple.

Problème : la photo de l’emballage indique clairement qu’il s’agit des écouteurs Buds de OnePlus. Et le produit qui se trouve à l’intérieur semble bel et bien être un OnePlus, et non une contrefaçon de OnePlus.

Les Buds de OnePlus sont-ils une contrefaçon d’Apple ? Techniquement, non. Une contrefaçon chercherait à usurper l’identité d’Apple. OK, mais les Buds de OnePlus ressemblent bougrement aux AirPods d’Apple, non ? Oui, sûrement, comme tant de petits rejetons d’autres marques, mais c’est un autre débat, qui se règle normalement à coups de brevet et de procès.

Après l’annonce du CBP sur Twitter, nombreuses ont été les railleries. Le CBP se serait-il vautré en beauté, d’autant plus que la marque OnePlus est complètement absente du communiqué ? Le lendemain, The Verge a obtenu des précisions de la part des autorités douanières :  non monsieur, cette saisie n’était absolument pas une erreur, ce sont bien là des contrefaçons.

Le mystère reste entier, pour trois raisons : primo, parce que les Buds sont déjà en vente sur le territoire américain depuis des semaines ; deuxio, parce que des millions de cousins et cousines AirPod-like d’autres marques ont déjà été vendus aux États-Unis, sans jamais être inquiétés ; enfin, parce qu’Apple n’a jamais porté plainte contre les Buds.

L’hypothèse n’engage que l’auteur de ces lignes, mais lorsque l’on sait tout l’amour que Trump porte à la Chine, en particulier au constructeur Huawei, il n’est pas interdit de penser, le temps d’un battement d’ailes de papillon, que OnePlus, qui est une marque chinoise, pourrait aussi faire partie des victimes collatérales de ce tourbillon géopolitique passionnel. Ce qui n’augurerait rien de bon pour la suite.

Sur Twitter, au milieu de la confusion, OnePlus a préféré trouver refuge dans l’humour, ponctuant la blagounette d’un émoji bien senti :


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