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Le Prisonnier quantique, un serious game pour apprendre les bases de la science

Six à huit heures de jeu pour se familiariser avec la mécanique, la chimie ou encore la génétique.

À l’occasion de la Fête de la science, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) propose, depuis le 5 octobre, un serious game sur son site Internet.

Le Prisonnier quantique ne se limite pas à ce qu’annonce son titre. À travers 6 à 8 heures de jeu, selon la difficulté, on découvre de nombreux pans de la science et de ses métiers. Et c’est plutôt marrant.

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Des énigmes plutôt variées…

Malgré quelques défauts (qu’on peut difficilement lui reprocher, au vu de sa durée de vie et de sa gratuité), le jeu est intéressant et surtout extrêmement informatif. Dans un communiqué, le CEA affirme d’ailleurs l’avoir entièrement réalisé en interne et avec un budget minimum.

On y incarne une jeune fille, Zoé (qui a l’air fâchée sur la photo), qui est amenée à résoudre des énigmes en rapport aux différents aspects de la science. Pour vous donner une idée, au bout de quelques dizaines de minutes, on avait déjà réparé un moteur à hydrogène, fait fondre de la glace avec une solution salée et visité les locaux du CEA. Le jeu vous mènera dans différents endroits, dont une cité antique et l’accélérateur de particules du CERN…

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Comme vous l’aurez compris, tout n’a pas trait à la physique quantique : le but principal du jeu reste tout de même de nous familiariser davantage avec la science. Sans surprise, le jeu s’adresse plutôt aux jeunes et aux familles. Cela étant, l’aspect pédagogique est plutôt enthousiasmant pour tout le monde.

... et accessibles

Plutôt ludique et vraiment pédagogique, ce jeu se défend bien. Il est même possible de sauvegarder sa progression – ce qui est pratique, étant donné qu’il vous faudra quelques heures pour en venir à bout (tout dépend de vos connaissances basiques en physique). Le niveau de difficulté de la trentaine d’énigmes, il faut l’avouer, n’est pas très régulier. On a même le droit à des collectibles, sous la forme d’un tableau de particules élémentaires à remplir tout au long du jeu (yay !).

Si ça peut vous rassurer, il n’est pas nécessaire d’avoir étudié la physique thermonucléaire pour mener Zoé à bon port (et c’est tout l’intérêt de ce serious game). Petit bonus nostalgie : le jeu est un point-and-click – donc si vous avez joué, il y a fort longtemps, à Runaway, aux Chevaliers de Baphomet ou encore à Monkey Island, ça va forcément vous rappeler ces longues heures d’errance à la recherche d’une solution qui était sous votre nez depuis le début.

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Par Victoria Beurnez, publié le 14/10/2019

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