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Télétravail : six trucs que j'ai trouvés pour lutter contre l'enfer des notifs

Décision #1 et la plus radicale : plus de notifs pour les e-mails.

Pour une partie des confiné·e·s, le travail du monde d’avant s’est transmué en télétravail. Pour la partie d’entre eux qui avait la tête dans les écrans, ces dernier·ère·s l’ont encore plus, et ce qui n’était que fléau, celui des notifications, est devenu un enfer.

Dans mon quotidien professionnel, je suis servi. Je me retrouve à devoir jongler entre plusieurs dispositifs de messagerie instantanée : Slack en premier lieu, Workplace (la solution de Facebook à destination des entreprises), Messenger, Discord, WhatsApp, e-mails et SMS.

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Pour éviter de devenir fou et de provoquer un fait divers, voici quelques mesures simples que j’ai mises en place :

1. Décision radicale que j’ai adoptée et qui pour l’instant ne m’a valu aucune embrouille sérieuse : pas de notifications pour les e-mails. Le courriel est le moins urgent de tous nos moyens de communication, une réponse rapide est rarement nécessaire. Je vais donc actualiser ma boîte mail manuellement, quand j’ai le temps.

2. Enlever le son des notifications. Je pense ne pas être le seul à penser ça : une notification sonore est plus agressive qu’une notification visuelle. Un petit message qui vient se loger sur l’écran suffit amplement. Et puis si on travaille avec d’autres personnes à côté de soi, elles sauront apprécier ce silence à sa juste valeur.

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3. Circonscrire le fléau. Sur mon ordinateur, j’ai plusieurs bureaux virtuels (tuto MacOS, tuto Windows 10). Certains d’entre eux sont vierges de notifications. Concrètement, cela veut dire que l’on regroupe tous les onglets sujets aux notifications à un même endroit, et on se crée, dans un ailleurs, un endroit destiné à l’écriture, la réflexion, aux tâches qui demandent de la réflexion.

4. Pensez à faire un mute général sur tous les sites qui envoient des "pushs". Ce fléau est arrivé un jour où, par mégarde, vous avez cliqué sur "Oui, je souhaite recevoir les notifications" alors qu’on ne voulait pas.

5. Il n’y a pas que le pro. En temps de confinement, le perso revient au galop, et il peut prendre beaucoup de place. On est tous pris, à notre insu, dans des groupes WhatsApp ou Messenger où il se dit trop de choses et souvent pour ne rien dire. Selon l’ampleur de la gêne, j’ai mis ces groupes en sourdine, certains pour quelques jours, d’autres pour quelques semaines…

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6. Jouir à fond de son droit à la déconnexion. Le midi, le soir et le week-end, sauf contre-indication professionnelle, toutes les notifications sont désactivées, surtout sur le téléphone. Les gens passeront un coup de fil ou enverront un texto en cas d’urgence.

Par Pierre Schneidermann, publié le 10/04/2020