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Trois policiers à l'origine de propos racistes sur WhatsApp pourraient être révoqués

Publié le

par Benjamin Bruel

Six policiers sont visés par une plainte de l'un de leurs collègues, suite à des échanges racistes sur la messagerie instantanée.

Un conseil de discipline a demandé la révocation de trois policiers exerçant à Rouen suite à l’échange de messages sur le service de messagerie WhatsApp. L’affaire a démarré en décembre 2019 à Rouen. Un policier noir de 43 ans, Alex, en poste à l’Unité d’assistance administrative et judiciaire (UAAJ), découvrait lors d’une vacation avec un collègue l’existence d’un groupe WhatsApp.

Sur celui-ci, plusieurs policiers membres de la même équipe échangeaient des messages racistes, le ciblant nommément. Alex prend alors contact avec une avocate et sa hiérarchie, déposant plainte contre six des policiers les plus actifs du groupe WhatsApp. Au total, comme l’ont révélé au mois de juin le site Mediapart et Arte Radio, 180 pages de conversation ont été relevées par la justice.

Dans ces messages, écrits ou vocaux, les policiers tiennent des propos sur Alex qui, selon eux, fait "un travail de nègre" ou "doit charmer à la mort de la pute à nègre blanche", entre autres, rappelle Franceinfo. On retrouve également des messages sur certaines personnes interpellées par la police, qualifiés de "putains de manouches, gitans et autres finis à la pisse nés dans une caravane".

Le conseil de discipline, organisé par la Commission administrative paritaire interdépartementale, demande la révocation de trois policiers impliqués dans ces messages. Néanmoins, son avis n’est que consultation. Il revient au Bureau des affaires disciplinaires de valider ou non cette sanction. Les trois autres policiers visés par la plainte passeront devant un même conseil de discipline, le jeudi 2 juillet.

Une enquête préliminaire ouverte sur un groupe Facebook

Début juin, la justice a ouvert une autre enquête concernant des échanges de propos racistes par des policiers, cette fois sur Facebook.

L’enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Paris pour "injure publique à caractère raciste" et "provocation publique à la haine raciale", fait suite aux révélations du site StreetPress sur un groupe Facebook nommé TN Rabiot Police Officiel et réunissant 7 760 membres, principalement des policiers. Des captures d’écrans du groupe montrent de nombreux messages haineux, xénophobes, racistes et sexistes.

Le 10 juin, StreetPress a publié un autre article sur le sujet, montrant de nouvelles captures du groupe, qui n’a pas été fermé.

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