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Un "cybercriminel" de 11 ans a tenté d’extorquer de l’argent… à son propre père

Publié le

par Corentin Jouathel

© Vasily Pindyurin / Getty

Quand l’escroc est plus proche que vous ne le pensiez.

La cybercriminalité est une menace devenue inévitable. Aujourd’hui, nul n’est à l’abri d’une attaque informatique arbitraire. Les responsables de ces actes malveillants ont des profils variés – parfois très jeunes, parfois très proches. Comble de la bassesse, l’auteur de ces piratages peut ainsi être issu de l’entourage familial. Cette sinistre affaire, que nous rapporte India Today, en est l’illustration.

Rajiv Kumar est un homme d’affaires indien vivant à Ghaziabad, ville située à l’est de la New Delhi. Le 1er janvier, ce dernier constate que son compte de messagerie a été piraté : son mot de passe a été modifié, tout comme le numéro de téléphone y étant associé (pour les confirmations de sécurité).

Rajiv reçoit ensuite des courriels d’intimidation visant à lui soutirer de l’argent : 10 millions de roupies (114 000 d’euros environ) lui sont réclamés. S’il ne s’exécute pas, des photos intimes et autres informations personnelles le concernant seront diffusées sur la Toile.

Outre ce chantage, l’homme fait également l’objet de menaces de mort, proférées contre sa personne et sa famille. Pour parachever le tout, ces mêmes courriers électroniques affirment qu’il est continuellement espionné. Instinctivement, la victime pense être la malheureuse cible d’une bande de pirates parfaitement organisée.

Initié au piratage grâce à YouTube

Totalement démuni, Rajiv décide de se tourner vers la police locale. Après analyse, les autorités découvrent que l’adresse IP reliée aux messages envoyés est en réalité celle de sa propre habitation. Les soupçons se portent alors vers son fils de 11 ans, qui vit sous son toit. Soumis à un interrogatoire, le garçon finit par avouer son geste.

L’enfant confie s’être initié aux rites de la cybercriminalité en visionnant des vidéos YouTube. Divers tutos lui auraient appris à rester discret, notamment en utilisant différents comptes e-mail pour brouiller les pistes.

Les forces de l’ordre entendent approfondir leur enquête. Bien que ces agissements soient passibles de la loi, on ignore si le petit pirate écopera d’une quelconque sanction judiciaire. Pour la punition infligée par son père, c’est une autre histoire.


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