Révolution : Facebook envisage de supprimer le décompte des likes

L'entreprise envisagerait cela pour protéger ses utilisateurs de la jalousie des autres membres mais aussi de l'autocensure.

Une spécialiste en ingénierie inverse, Jane Manchun Wong, a découvert en étudiant le code source de l’appli Facebook pour Android que le réseau social pourrait bientôt abandonner l’une de ses fonctions fondamentales : le décompte des likes.

Cela paraît plausible quand on sait qu’Instagram, qui appartient à Facebook, est déjà en train de tester une version sans likes dans sept pays (dont le Canada et le Brésil). Au lieu de montrer le nombre total de "j’aime" sur un post, les utilisateurs ne voient que les noms d’amis en commun qui ont liké la publication.

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L’idée serait d’éviter que les utilisateurs se comparent aux autres de manière malsaine, et qu’ils arrêtent de se sentir dévalorisés si leurs publications n’entraînent pas des avalanches de likes. Au long terme, cela pourrait permettre aux utilisateurs de se sentir plus à l’aise – et donc de rester sur le réseau.

Des prototypes de cache pour les likes Facebook [via Jane Manchun Wong]

Un réseau social sur le déclin qui abandonnerait son plus grand atout

Facebook a confirmé à TechCrunch qu’ils considéraient l’abandon du décompte des likes, mais cela n’est pas pour tout de suite. L’entreprise a par ailleurs refusé de communiquer les résultats de son test sur Instagram. Silence radio aussi sur les motifs précis d’un tel changement ou même une date de lancement.

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Si l’entreprise décide de passer le pas et de commencer le test de cette nouvelle version de Facebook, le réseau avancerait probablement par paliers – et surtout abandonnerait l’idée si celle-ci finissait par affecter les revenus publicitaires ou encore le nombre d’utilisateurs.

Les likes ont pris une importance centrale dans la vie digitale des gens. Les abandonner rendrait Facebook plus convivial, mais sûrement moins intéressant. Là où l’intention est louable, le projet pourrait tout simplement intensifier l’exode actuel des utilisateurs de Facebook vers d’autres réseaux sociaux.

Par Bertrand Steiner, publié le 03/09/2019

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