Voici les conseils de l'écrivain culte Isaac Asimov pour avoir de bonnes idées

L'auteur du célèbre cycle des robots a produit un essai intéressant sur la naissance des idées.

Si vous avez entendu parler des trois lois de la robotique, alors vous connaissez Isaac Asimov. Cet auteur russe, né en 1920, a produit de nombreux ouvrages, comme par exemple le cycle Fondation ou encore la saga Les Robots.

La plupart de ses idées et concepts, totalement novateurs à l’époque, sont encore d’actualité aujourd’hui. Mais là, ce n’est pas vraiment de ça qu’on veut vous parler (ni de la terrible adaptation de son œuvre en film, I-Robot).

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Comment avoir de bonnes idées ?

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Un jour, un petit groupe créé par le MIT était en galère d’idées innovantes. Ils ont décidé de convoquer des gens pour avoir de meilleures idées. C’est à ce moment qu’Asimov a été invité par un de ses amis à participer aux échanges. L’écrivain, qui ne voulait pas avoir accès à des secret-défense, n’est pas resté très longtemps. Mais suffisamment pour produire un essai sur la créativité et les innovations technologiques.

L’essai, que vous pouvez lire ici, ne parle donc pas de l’idée de votre prochain roman, mais plutôt d’innovations techniques. On pourrait (mais on ne va pas le faire) le résumer en une ligne : les idées n’arrivent pas toutes seules. Contrairement à ce qu’on pense, selon Asimov, les coups de génie, c’est un peu du bluff.

Du coup, sans vouloir vous décevoir, il n’y a pas de bonne recette pour devenir brillant en brainstorming et accoucher de théories bouleversantes. Asimov a tout bêtement déconstruit un principe banal : avoir une bonne idée n’est pas révolutionnaire, c’est le fruit d’une réflexion construite. L’auteur d’origine russe fait quelque peu s’effondrer la légende de l’eurêka. Voilà les quelques pistes qu’Asimov a étudiées.

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Généralement, quand une bonne idée naît, c’est l’initiative de plusieurs personnes. Il utilise l’exemple de Darwin et Wallace qui ont pensé à l’évolution au même moment, sans se consulter. Mais pour que l’idée prenne, il faut qu’elle ait plusieurs sources. (Surtout dans le cas de la théorie de l’évolution, qui est une idée plutôt mastoc). Selon lui, une idée devient évidente quand elle est émise d’au moins deux sources différentes.

L’idée, ça vient en groupe

Donc autant dire que si l’idée vous vient que la terre est plate, il vous faudra quelques compagnons de route pour répandre la bonne parole (et ça ne marche pas toujours). D’ailleurs, il met en avant le fait que les brainstormings, comme on disait, ne sont pas là pour innover. Mais plutôt pour que l’idée d’une personne soit validée par ses pairs.

Asimov s’est intéressé aux grandes théories et idées passées en essayant de comprendre leur origine. De cette étude, il en vient à la conclusion que les idées sont généralement moins fertiles sous la responsabilité de la rémunération. Concrètement, vos meilleurs plans n’arriveront pas en ruminant sur votre bureau. Casse-tête paradoxal ? Un peu.

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Il met également une autre théorie en avant. Selon lui, les meilleures idées viennent de personnes non payées pour les avoir est un peu démoralisante, mais finalement cohérente. On n’est pas loin de vous ressortir l’histoire de Steve Jobs dans son garage.

Bon. A priori, pour avoir de bonnes idées, il vaut mieux avoir un bon entourage. Si ces thèses peuvent s’avérer décourageantes, le point de vue n’en reste pas moins intéressant, puisqu’il veut renforcer l’esprit de groupe.

Par Victoria Beurnez, publié le 18/10/2019

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