(c) Konbini

En attendant le Galaxy S20, on a mis la main sur le nouveau Samsung A51

Batterie de grand méchant loup, appareil photo sympathique et processeur assez moyen. On vous dit tout sur le dernier Samsung.

Trois petits jours. Trois petits jours avant la grande conférence annuelle de Samsung, le caïd sud-coréen des smartphones Android. Les leaks s'enchaînent, les rumeurs se propagent, et nous, nous attendons avidement de jeter un œil à ces probables nouveaux smartphones pliables (à l'horizontale et aussi à la verticale, paraît-il) et au Galaxy S20, la nouvelle vedette haut de gamme de Samsung.

Mais : "De la patience, tu dois avoir, mon jeune Padawan", nous enseignait l'illustre maître Yoda – même si le bougre n'a jamais eu de smartphone, selon des sources proches des marais du système Dagobah.

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C'est donc un peu dans l'idée de tromper notre impatience que nous nous sommes tournés vers les deux premiers mobiles de Samsung en cette année 2020 : le A71 et le A51, mis en vente en France à la fin du mois de janvier dernier et héritiers des six Galaxy A qui avaient littéralement envahi le marché l'année dernière.

Deux smartphones milieux de gamme, qui cherchent à faire de l'ombre aux moult concurrents chinois de Samsung (Honor, Xiaomi, OnePlus, etc) sur ce segment. De notre côté, nous avons eu en main le A51 pendant une petite quinzaine de jours. Si c'est son grand frère, un brin plus qualitatif et plus cher, qui vous intéresse, on vous renvoie chez nos confrères de Clubic.

Sinon, c'est ici, amis droïdes.

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En bref : les caractéristiques techniques, le prix

Batterie : 4 000 mAh, recharge rapide en 15 Watts
Écran : 6,5 pouces, définition 2 400 x 1 080 pixels, Super AMOLED Plus
Stockage : 128 Go (ajout de microSD possible jusqu'à 512 Go)
Processeur :  Samsung Exynos 9611 (10 nm), 8 cœurs jusqu'à 2,3 GHz
Mémoire vive : 4 Go de RAM
Caméra : 48 Mpx pour la caméra dorsale principale (détail plus bas)
Caméra frontale : 32 mégapixels
Dimensions : 158,5 x 73,6 x 7,9 mm
Poids : 172 g
Prise jack : oui
OS : Android 10 + OneUI 2.0
Lecteur empreinte et reconnaissance faciale : oui
Couleurs : Bleu prismatique, noir prismatique, argent prismatique

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Le prix : 379 euros hors abonnement. Il existe déjà quelques promotions pour faire tomber le prix à 359 euros, notamment chez Boulanger.

(c) Benjamin Bruel/Konbini

Notre avis sur le Samsung A51 : "Hé, mamie Josie ! Regarde mon écran Super AMOLED Plus, comment il claque sa race !"

On va essayer de faire court, clair et concis.

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Avec tous les smartphones qui débarquent chaque année chez les différents constructeurs, si l'on se penche sur un prix milieu de gamme (de 250 euros à 500 euros, disons), on veut généralement que celui-ci soit capable de faire trois choses : avoir une batterie qui tient la route, prendre des photos propres pour les envoyer à mamie Josie, donc, et être capable de faire tourner ses applis favorites. Toutes ces cases sont remplies sur ce A51, qui fait proprement le travail au regard de son prix.

La batterie de 4000 mAh – la même que sur le A50 – tiendra une journée et demi (voire deux jours) en utilisation normale, une journée en utilisation intense (jeux vidéo, etc.). C'est tout à fait honnête. Sur une journée normale (WhatsApp, Reddit, Twitter, Deezer et un brin de Twitch), ma batterie a fini la journée à environ 35 %. Il m'a fallu 1h30 pour la recharger de 0 % à 100 %. En bref, gros point positif.

Niveau photo, l'affaire est un brin plus complexe. Le Samsung Galaxy A51 est équipé de quatre capteurs dorsaux, installés dans un coin rectangulaire de l'appareil, et d'un capteur frontal. On retrouve ainsi :

Grand angle : 48 MP, objectif 26mm f/2
Ultra grand angle : 12 MP, objectif 13 mm f/2,2
Macro : 5MP, objectif f/2,4
Portrait : 5 MP, objectif f/2,2

Le grand angle, capteur principal de cet A51, fonctionne très bien. Même en lumière relativement basse, le rendu est redoutablement efficace. On retient sa capacité à capter beaucoup de lumière, notamment sur les images de paysage. Ici, le parc de Belleville.

(c) Benjamin Bruel/Konbini

Le mode Macro, un brin survendu par Samsung, n'est pas phénoménal. C'est un bonus, en somme, si vous aimez le hashtag #food sur Instagram. Le mode Portrait en revanche est plutôt sympa (image rectangulaire, pas carrée), avec un effet de flou assez propre en arrière-plan. Ici, ma collègue loup-garou dans un environnement lumineux pas du tout idéal. Et pourtant, c'est chouette.

(c)Benjamin Bruel/Konbini

Il existe par ailleurs toute une tripotée de modes sur ce smartphone, allant du classique Panorama à un mode Nourriture, en passant par le mode Super ralenti et le mode Hyperlapse.

Le bât blesse un peu plus en terme de puissance. Pour une utilisation basique de son smartphone, aucun problème du côté du A51. Les réseaux sociaux, Twitch, WhatsApp, Tinder (oui) tournent sans problème, sans ralentissements. Néanmoins, la puce Exynos 9611 n'apporte pas d'amélioration sensible vis-à-vis du A50 et tire un peu sur la corde dès qu'on se tourne vers des jeux gourmands, façon Call of Duty ou PUBG Mobile. Même sur Tennis Clash, mon obsession du moment (essayez, ça claque), on sent de légères latences. Ce n'est pas une machine de guerre, mais c'est pas mal du tout.

Concluons sur l'ergonomie, le design et l'interface de cet A51. Nous avons eu en main le coloris noir prismatique, avec un dos à la surface un peu brillante, imitation verre. En l'observant de différents angles, on chope des reflets multicolores assez psychédéliques. Salissant mais fort élégant. Du reste, le A51 a un format assez compact, peu encombrant avec ses 6,5 pouces et son poids de 172 grammes. On apprécie surtout cet écran Super AMOLED Plus, qui propose des couleurs riches et donne à l'ensemble une superbe allure.

(c)Benjamin Bruel/Konbini

Verdict. Cet A51 est un bon smartphone, séduisant, dont les principaux atouts sont la batterie, l'écran et l'appareil photo tout à fait honnête. Il continue honorablement la gamme des Galaxy A. On regrette les performances moindres et un lecteur d'empreintes un peu gadget, installé sous l'écran (étrange). Une réussite, certes, mais sans éclat.

Par Benjamin Bruel, publié le 07/02/2020

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