Test : Luigi's Mansion 3, une surprise addictive et pas que pour les enfants

Le dernier jeu sur le frère de Mario est une véritable réussite !

Et si le meilleur jeu Nintendo de l’année était pour une fois porté par le frère de Mario, celui qui d’ordinaire n’est qu’un personnage accessoire marrant et qui n’a été au cœur d’un jeu qu’à deux reprises ? Oui, c’était bien du côté de Luigi qu’il fallait aller pour mettre la main sur l’un des meilleurs titres de l’année.

Le petit test rapide que nous avions fait à la volée au stand Nintendo de l’E3 augurait déjà du très bon – et ce sentiment se confirme sur la durée. Pourtant, sur le principe, la recette de Luigi’s Mansion 3 reste la même que pour les deux précédents – mais avec aussi des graphismes dignes de ce nom, beaucoup de références à la pop culture (Ghostbusters, Resident Evil, Poltergeist…) et pas mal d’intelligence.

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Beau et agréable, mais pas si simple

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Pitch de base : Luigi, son frère Mario, Peach et plusieurs Toads partent en week-end dans un hôtel luxueux. La nuit venue, les dorures et beaux meubles laissent place à un environnement lugubre, l’établissement étant bien évidemment hanté par une flopée d’ectoplasmes en tout genre. Luigi doit alors renfiler son costume de chasseur de fantômes.

(© Nintendo)

Sur le principe, c’est donc assez classique et le gameplay semble, à première vue, similaire à celui des premiers jeux : armé de son super aspirateur, Luigi attrape tout ce qui bouge. Il y a néanmoins quelques nouveautés bien senties, comme le coup de la ventouse WC qui sert de grappin ou les attaques au sol. Et c’est sans parler du "double gluant" de Luigi, qui peut se glisser dans des endroits inaccessibles au vrai Luigi.

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Cette pléthore de mouvements offre pas mal de possibilités du côté du gameplay, ce qui évite au jeu d’être répétitif, chaque boss ayant des mécaniques un peu différentes. Cependant, la multiplication des tâches rend le schmilblick parfois complexe (on pense au fantôme chef, où l’on a passé pas mal de temps). À la diversité du gameplay vient s’ajouter une multitude d’univers différents. Chaque étage a un thème distinct et on ne se lasse pas de chercher les nombreux passages secrets contenant un paquet de trésors bonus.

Résultat : on ne s’y attendait pas, mais Luigi’s Mansion 3 a une durée de vie franchement longue pour sa catégorie (une dizaine d’heures). En outre, la difficulté rend l’entreprise encore plus chronophage. Avec son aspect enfantin et cartoonesque, on pourrait penser que le public visé a moins de 12 ans, mais le temps qu’on a passé dessus nous laisse plutôt penser que ce jeu est plus que tout public !

(© Nintendo)

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"Cartoonesque" peut sembler péjoratif, alors que c’est tout l’inverse, car on est ici face à un mix de l’univers de Mario avec les films noirs des années 1950 – bref, une vraie réussite graphique. On ne pourra qu’apprécier les animations des fantômes se débattant pour ne pas finir dans l’aspirateur à ectoplasmes. 

Son principal défaut, car il faut bien le mentionner, est la difficulté qui peut être accentuée par des petits problèmes de perspectives. Mais c’est chipoter pour chipoter, car ça n’enlève pas grand-chose à cette expérience de jeu plus qu’agréable.

Résultat : B+

C’est beau, c’est surprenant, c’est jouissif et c’est vraiment beau (on l’a déjà dit ?). C’est réussi, en somme.

Ce qui est cool :

  • L’univers, les graphismes.
  • Le gameplay dont on ne lasse aucunement.
  • La durée de vie, franchement honnête.

Ce qui est moins cool :

  • Un poil trop difficile parfois pour le public visé.
  • Des problèmes de précision rendent l’expérience parfois agaçante.

Par Arthur Cios, publié le 22/11/2019

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