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Au CES 2021, les marques essaient de trouver une réponse tech à l’épidémie

Publié le

par Benjamin Bruel

Les objets les plus fous proposés par le monde de la tech pour survivre à la pandémie.

Malgré une édition entièrement en ligne, pandémie oblige, le Consumer Electronics Show (CES), le plus grand rendez-vous annuel du monde de la tech, bat son plein. Notamment pour trouver des solutions confortables à nos existences dominées par le Covid-19.

Après avoir aperçu, du côté de chez Samsung, quelques robots domestiques pour détendre nos vies de confinés – notamment un capable de servir des bouteilles de vin, le rêve –, voici venir un festival d’objets anti-Covid-19. Dans le désordre, on découvre plusieurs masques futuristes, des capteurs et purificateurs, un robot qui tue les virus et même une TV transparente qui se voit comme une barrière de protection. Oui, oui.

Alors, c’est bullshit ou c’est chouette ? On fait le tour des innovations uncovided.

Ça y est, le marché des masques intelligents existe

Lors de cette édition du CES, trois masques connectés ont fait leur apparition. Rappelons que le Sud-Coréen LG avait fait grand bruit en promettant, cet été, l’arrivée du premier masque à filtre connecté avec batterie, connexion Bluetooth et tutti quanti, le PuriCare, sans que l’objet n’arrive jamais dans nos boutiques. On reste donc un brin prudents.

Razer, équipementier informatique qui se définit désormais comme une "marque lifestyle", a dévoilé son Projet Hazel. Un masque de protection certifié FFP2, équipé d’une visière transparente, d’un stérilisateur d’air UV et d’un amplificateur de voix – ce qui n’est pas bête, on l’admet.

La marque fournit également des filtres remplaçables et des ventilateurs rechargeables, pour faire durer son objet dans le temps. Enfin, on retrouve des lumières LED qui illuminent la bouche du porteur. Parce que c’est Razer, pardi. Aucun prix n’a été annoncé.

© Razer

Le second masque s’appelle AirPop Active+ Halo, une marque spécialisée dans les masques depuis cinq ans. Selon le fabricant, le masque peut bloquer au moins 99 % des particules et microbes. Là aussi, on retrouve la possibilité de changer les filtres du masque et de connecter celui-ci à son mobile. C’est justement sa particularité : le capteur Halo du masque mesure les données respiratoires de l’utilisateur et montre les polluants bloqués. Son prix : 149 dollars, pour une sortie annoncée en février.

© AirPop

Enfin, le troisième masque est moins cher. Le MaskFone, certifié FFP2, sera vendu au prix de 50 dollars en ligne sur le marché américain. Il pourra être lavé et ses filtres pourront être changés. Sa particularité : il est équipé d’écouteurs Bluetooth permettant de passer des appels sans enlever son masque. Comme un casque audio classique, il pourra être utilisé pour lancer ou mettre en pause sa musique.

Capteurs, purificateurs et robots : le grand festival des objets anti-Covid

Si les masques dominent les propositions d’équipementiers tech – et attisent la curiosité du public, il faut bien le reconnaître –, on a dégoté plusieurs autres innovations qui valent la peine d’être soulignées.

Le patch "intelligent" de BioIntelliSense. Nommé BioButton, ce patch, qui ressemble à s’y méprendre à ceux pour arrêter de fumer, permettrait de déceler l’apparition des symptômes du Covid-19. Bien qu’ayant reçu le précieux "Best of Innovation Award" du CES, celui-ci ne remplace pas un test. Il permet de surveiller la température, le rythme cardiaque, le sommeil, etc. La société travaille avec un hôpital universitaire du Colorado pour tester son patch, qui a été collé à la peau de plusieurs soignants.

Le robot autonome Adibot d’Ubtech est surmonté de lampes ultraviolettes (UV) qui désinfectent les pièces des microbes. Il a été conçu pour se déplacer tout seul dans des endroits où la fréquentation est importante et nettoyer ces lieux d'éventuelles traces de virus, notamment le Covid-19.

On retrouve aussi toute une série de purificateurs d’air, comme le dernier-né de Luft Qi, le Luft Duo, qui se veut transportable partout grâce à une batterie et un petit gabarit. Celui-ci est efficace dans les pièces plus petites que 22 m2 et peut dépolluer l’air environnant. Après un financement participatif, l’appareil va être commercialisé pour 123 euros.

On termine par la TV transparente de LG. Qu’est-ce qu’une TV a à voir avec le Covid-19, me direz-vous ? En fait, le fabricant sud-coréen vend sa dalle comme une barrière "futuriste" entre clients dans les restaurants, protégeant ceux-ci des éventuels postillons. Tout ça pour ça ?


Pour nous écrire : hellokonbinitechno@konbini.com

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