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Pleine lune et insomnie : superstition ou réalité scientifique ? On a la réponse

Publié le

par Benjamin Bruel

(c) Creative Commons

Spoiler alert : oui, la pleine lune vous empêche de vous endormir facilement.

C’est un vieux débat, presque un folklore autour du sommeil : la pleine lune est-elle responsable de nos insomnies passagères ?

Une nouvelle étude, publiée dans Science Advances et menée par des chercheurs de différentes universités (celles de Yale et de Washington, aux États-Unis, et l’université nationale de Quilmes, en Argentine), tend à montrer que les cycles lunaires affectent bel et bien notre capacité à dormir sur nos deux oreilles.

Les scientifiques ont muni 98 personnes, issues de trois communautés indigènes différentes en Argentine, de bracelets connectés durant deux mois. L’une de ces communautés n’avait pas accès à l’électricité, une seconde y avait un accès limité et une troisième était installée dans une aire urbaine et avait un accès total à l’électricité.

Quel rapport entre la Lune et l’électricité ? On sait depuis longtemps que la lumière peut affecter le sommeil. L’idée était donc de voir si les résultats différaient en fonction de la consommation et l’exposition à la lumière artificielle.

Les données récoltées ont en réalité montré des schémas similaires de fluctuation du sommeil à l’approche de la pleine lune. Dans les trois à cinq jours avant la pleine lune, le temps d’endormissement était plus long, de 30 à 80 minutes. En revanche, à l’approche de la nouvelle lune (quand celle-ci n’est pas visible depuis la Terre), le temps d’endormissement et de sommeil était plus long.

Le sommeil est synchronisé aux phases de la Lune

D’une certaine façon, ces résultats étaient surprenants. Les scientifiques s’attendaient à ce que la nuit de la pleine lune elle-même dégrade le sommeil, et non pas les jours la précédant. "Mais on s’est rendu compte que les nuits avant la pleine lune sont celles où il y a le plus de lumière lunaire durant la première moitié de la nuit", explique l’un des auteurs de l’étude, Horacio de la Iglesia, professeur de biologie à l’université de Washington, au Guardian.

Par ailleurs, cet effet de "phases lunaires" sur le sommeil serait plus intense pour les personnes ayant un accès réduit ou nul à l’électricité. Ils ont également comparé leurs données à celles recueillies par des étudiants de l’université de Washington sur le même sujet. "Ensemble, ces résultats montrent que le sommeil humain est synchronisé aux phases lunaires", continue le scientifique.

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