Pour 20 euros par mois, on peut conduire cette "voiture" électrique à partir de 14 ans

La Citroën Ami, qui s'annonce comme un sérieux concurrent à la Renault Twizy, débarque au printemps.

On a tendance à l’oublier, mais il est tout à fait possible et légal, en France, qu’un enfant de 14 ans conduise un quatre-roues. En effet, depuis le 1er novembre 2014 et le remplacement du bon vieux BSR par le "Permis AM", il est possible dès 14 ans de suivre une formation de 8 heures pour pouvoir conduire un "quadricycle léger à moteur" (voiturette ou quad). C’est d’ailleurs une spécificité française par rapport à nos voisins européens, chez qui cette limite se situe toujours à 16 ans.

Récemment, le constructeur Citroën a dévoilé son modèle "Ami", un quadricycle léger à moteur, donc, pouvant être conduit sans permis classique, à l’instar de la Renault Twizy.

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Cette minuscule voiture électrique ne dispose que de deux places et mesure seulement 2,41 mètres de long. Si vous pouvez acheter cette voiture pour 6 000 €, l’objectif principal pour Citroën est de la proposer en location. Après avoir effectué un premier versement de 2 644 €, vous pourrez en effet louer cet engin pour 20 € par mois.

Citroën annonce aussi vouloir en faire des locations de courte durée (comme pour les scooters électriques) à 0,26 € la minute, si vous avez un abonnement mensuel chez un partenaire tel que Free2Move (à 10 € par mois).

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Les portes s’ouvrent de manière asymétrique. © Citroën

La voiturette semble proposer le package complet d’équipement, du GPS au système Bluetooth. Évidemment, étant accessible sans permis, sa vitesse de pointe n’excédera pas les 45 km/h comme l’impose la législation. Entièrement électrique, Citroën annonce une autonomie de 70 kilomètres et une batterie pouvant être rechargée en seulement 3 heures via une prise standard de 220 V.

Sérieux concurrent à la Renault Twizy, cette Citroën Ami montre que les constructeurs automobiles réfléchissent de plus en plus à de nouveaux business models. À l’ère de l’ubérisation, du réchauffement climatique et des places de parking de plus en plus rares, la voiturette électrique apparaît de moins en moins absurde aux yeux des (futurs) conducteurs.

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Par Pierre Bazin, publié le 28/02/2020