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Pourquoi la Nasa a envoyé des calamars dans l’espace

Publié le

par Konbini Techno

© Montage : Konbini techno

Les futurs potes de Thomas Pesquet à bord de l’ISS.

Une fusée de SpaceX a décollé jeudi vers la Station spatiale internationale avec à son bord de quoi mener toute une série d’expériences scientifiques, dont des habitants surprenants : des calamars.

Le vaisseau, dont les services sont loués par la Nasa, a été lancé depuis la Floride à 13 h 29 heure locale. La capsule Dragon s’est détachée de la fusée Falcon 9 environ 12 minutes après le décollage. Elle doit s’arrimer à la Station spatiale (ISS) samedi.

De jeunes spécimens d’une espèce de calamars (Euprymna scolopes) sont embarqués pour le voyage, dans le but d’étudier l’effet de l’apesanteur sur les interactions entre des bactéries et leurs hôtes. Une partie des calamars sera en effet exposée, une fois à bord de l’ISS, à une bactérie. Certains seront gardés intacts. Au bout de 12 heures, tous seront congelés jusqu’à leur retour sur Terre, où ils seront étudiés.

"Les animaux, dont les humains, comptent sur les microbes pour maintenir leur système digestif et immunitaire en bonne santé", a expliqué Jamie Foster, principale responsable de cette expérience, citée dans un communiqué. "Nous ne comprenons pas encore complètement comment les vols spatiaux altèrent ces interactions."

L’expérience pourrait ainsi aider, à l’avenir, à développer des techniques pour protéger la santé d’astronautes participant à des missions de longue durée dans l’espace.

Également à bord de la fusée de SpaceX : des tardigrades, aussi surnommés oursons d’eau, de microscopiques organismes connus pour leur résistance. Les scientifiques veulent étudier la façon dont ils s’adaptent dans l’espace.

"L’une des choses que nous voulons vraiment faire, c’est comprendre comment les tardigrades survivent et se reproduisent dans ces environnements, et si nous pouvons apprendre quoi que ce soit sur les stratagèmes qu’ils utilisent et les adapter pour protéger les astronautes", a expliqué Thomas Boothby, scientifique en charge de cette étude.

Konbini techno avec AFP


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