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Une start-up suédoise propose d’implanter le pass sanitaire directement sous la peau

Publié le

par Pierre Bazin

"Je préfère l’imprimer en papier" devient encore moins valable.

Le pass sanitaire, certain·e·s l’impriment directement (de "peur de ne plus avoir de batterie"), d’autres ont leur QR code en fond d’écran, les plus assidu·e·s passent directement par l’application TousAntiCovid, et par un widget pour les vrai·e·s. Toutefois, certaines personnes ont décidé d’étendre encore un peu plus (trop ?) le champ des possibles.

L’entreprise suédoise Dsruptive Subdermals est spécialisée dans les implants sous-cutanés, c’est-à-dire les puces électroniques de la taille d’un grain de riz qui se logent sous la peau. La start-up a décidé d’adapter sa technologie pour qu’une puce puisse contenir les informations du pass sanitaire, exigé en Suède pour visiter des lieux publics.

L’implant se glisse dans le bras ou la main et n’a pas besoin de batterie. Il peut contenir les informations via un simple flux NFC et ne nécessite pas d’avoir son téléphone avec soi pour être scanné. Le coût des puces "les plus avancées" est estimé à une centaine d’euros, comme l’explique Hannes Sjoblad, directeur de Dsruptive Subdermals, à l’AFP.

Sjoblad assure "que les personnes qui reçoivent ces implants le font sur la base du volontariat", et précise que cette puce ne peut pas être activée pour, par exemple, connaître la position GPS de son porteur. Parmi les volontaires, Amanda Back, manager chez Epicenter, Maison de l’innovation numérique de Stockholm, se dit rassurée par la présence de la puce :

"Je pense que cela fait tout à fait partie de mon intégrité d’être 'pucée', de garder mes informations personnelles avec moi. J’ai l’impression d’avoir encore plus le contrôle en main en l’ayant justement dans ma propre main !"

En Suède, le recours à ces implants sous-cutanés est déjà testé depuis plusieurs années dans de nombreuses entreprises et start-up spécialisées dans la tech. Des employés les utilisent ainsi en remplacement de leurs classiques "badges" pour faire des tâches du quotidien comme passer un portique de sécurité ou lancer une impression.

Konbini techno avec AFP


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