© Epic Games

Avec #FortniteEnd, les joueurs ont fait entendre leur voix auprès de l'éditeur

Le hashtag était passé en tendance Twitter, un "boycott" d'une ampleur inédite.

Le problème, quand a on une communauté de plusieurs dizaines de millions de joueurs actifs, c’est que n’importe quel changement "radical" dans le gameplay est vite remarqué. Alors quand ce dernier est jugé handicapant par une majorité de cette communauté, bingo : c’est le shitstorm assuré – on ne traduira pas, mais vous comprenez l’idée.

Ainsi, quand Epic Games (l’éditeur et développeur) a lancé mercredi son patch v10.20, quelle ne fut pas la surprise des gamers de voir que la mécanique de "turbobuilding" avait été enlevée. Grosso modo, le temps de construction des structures, axe fondamental du jeu, est passé de 0,005 seconde à 0,15 seconde, ce qui est énorme au vu de l’utilisation massive de ces dernières.

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Pour l’équipe de développement, il s’agit d’aider les nouveaux joueurs et les moins bonnes connexions, de faire en sorte qu’ils souffrent moins d’injustices techniques ou d'erreurs de débutant·e·s. Il n’en fallait pas plus pour que le ras-le-bol se fasse sentir chez les joueur·se·s. Très vite le mot-dièse #FortniteEnd est passé en top tendances sur Twitter. Beaucoup appelant à ne plus jouer au battle royale jusqu’à ce que l’éditeur Epic écoute leurs demandes :

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Même si on n’a pas vraiment enregistré une baisse significative de joueurs actifs sur Fortnite, cette "menace de boycott" a suffi à faire reculer Epic sur la mise à jour. L'éditeur a donc restauré la vitesse de construction originelle (et donc le "turbobuild") :

"Les ajustements du délai de 'turbobuild' que nous avons effectués ont été ramenés à leur valeur précédente : 0,005 seconde."

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Ils gardent quand même l’idée que les joueur·se·s doivent moins souffrir des techniques ("avancées") de remplacements de murs en maintenant le délai de 0,15 seconde entre deux constructions pour un même emplacement.

Encore une fois, si cette action de "boycott" est peu vérifiable dans les faits, les éditeurs de jeux sont devenus très sensibles aux bad buzz. Pour autant, on remarque aussi que les communautés en ligne s’indignent facilement au moindre changement, et surtout aux tentatives d’ouverture à des publics qu’ils jugent peut-être plus "casu" – les joueur·euse·s occasionnel·le·s.

Par Pierre Bazin, publié le 30/08/2019

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