Twitch assouplit légèrement sa politique de modération sur "la nudité"

Des streamers et streameuses adeptes du body-painting ou encore du cosplay s'étaient vus injustement bannir de la plateforme.

On ne fait pas ce qu’on veut sur Twitch. Depuis plusieurs années, la plateforme de diffusion en direct détenue par Amazon a lourdement renforcé la sévérité de ses règles de modération sur ce qui peut être ou non montré.

Parmi les sujets houleux, la question de la "nudité", qu’elle soit partielle ou suggérée, a toujours été objet de nombreux débats et lourdes sanctions, allant jusqu’au bannissement à vie de certaines chaînes de streamers

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Le 13 février, une polémique avait éclaté lorsque la streameuse Folkgirl avait été ban pour avoir fait la présentation sur Twitch de son dernier body-painting sur son corps nu de facto.

D’autres streamers adeptes de cosplay ou portant tout simplement des vêtements de sport moulants et courts avaient subi le même sort. Folkgirl, elle, avait finalement été autorisée à rediffuser 8 jours plus tard.

Mardi, Twitch a déployé une révision très spécifique de sa politique de nudité et de tenue vestimentaire, répondant enfin aux nombreuses critiques des diverses communautés de viewers.

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Les nouvelles règles interdisent toujours la nudité totale ou partielle, à commencer par les parties génitales ou les fesses, et demandent "pour celles qui se présentent comme des femmes [de] couvrir leurs mamelons".

Désormais, il y a six "exceptions situationnelles" où les tenues qui jadis violaient les règles de Twitch sont devenues acceptables : natation, plage, concert ou un festival, "art corporel" (et donc le body-painting) et allaitement maternel :

"Cette liste n’est pas exhaustive et nous la mettrons à jour périodiquement à mesure que les besoins de la communauté évolueront."

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Twitch espère que la mutuelle compréhension entre ses modérateurs et la communauté sera la clé vers une plateforme plus saine. La plateforme souffre néanmoins d’une réputation de sévérité impitoyable, potentiellement à cause des millions de contenus qui doivent être, désormais, modérés le plus rapidement possible.

Par Pierre Bazin, publié le 10/04/2020