AccueilSociété

Wish, le site de vente low cost, dans le collimateur de la répression des fraudes

Publié le

par Benjamin Bruel

(c) Capture d’écran / Konbini Techno

Des arnaques sur Wish ? La répression des fraudes veut frapper fort contre l'e-commerçant américain.

La plateforme américaine de vente de produits low cost en ligne, Wish, qui cherche à se positionner comme un concurrent de taille au Chinois AliExpress, est sérieusement dans le viseur de la répression des fraudes françaises. Celle-ci l’accuse de proposer des offres trompeuses et de laisser des arnaques se dérouler sur l’application.

La DFCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) a annoncé, lundi 30 décembre, avoir transmis au parquet de Paris les conclusions d’une enquête édifiante de plusieurs mois sur Wish, comme nous l’apprend Ouest France.

Plusieurs choses sont dénoncées par la DFCCRF. En premier lieu, Wish est accusé de montrer dans ses publicités, notamment sur les réseaux sociaux, des promotions "particulièrement attractives pour le consommateur", pouvant aller jusqu’à moins 90 % du prix initial. Or, ces réductions sont "dénuées de toute réalité économique" et calculées "sur des prix de référence trompeurs". Les produits (et leur prix) annoncés seraient ainsi régulièrement introuvables sur le site.

En parallèle, la DFCCRF dénonce la présence de contrefaçons qui présentent "des logos et signes distinctifs s’apparentant à ceux de marques déposées notoires, notamment des marques de sport ou de parfums prestigieuses". On pense évidemment aux chaussures reprenant les designs de Nike, Adidas, Fila et d’autres, disponibles à moins de 20 euros et proposées avec des réductions faramineuses, comme sur l’image ci-dessous.

© Capture d’écran/Konbini Techno

Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, a partagé l’affaire sur Twitter. Il écrit notamment que Wish "s’était déjà distingué pendant le premier confinement en vendant des masques qui ne respectaient pas les normes".

Wish, de son côté, prépare son entrée en Bourse aux États-Unis. La plateforme, qui revendique 100 millions d’utilisateurs actifs mensuels, vise une valorisation à hauteur de 25 milliards de dollars.

Si le parquet de Paris reconnaît coupable la plateforme des accusations de la DGCCRF, le site encourt plusieurs dizaines de millions d’euros d’amendes.

À voir aussi sur techno :